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Glenn Miller plus une chanteuse

Le Glenn Miller orchestra, en prestation au Théâtre Lionel-Groulx.

Glenn Miller plus une chanteuse

Le chef d’orchestre dansant, à l’éternel sourire, détonnait avec l’image qu’on s’est faite d’un Glenn Miller au profil bas, concentré sur ses partitions, le regard en coin et l’œil sagace, en imposant un poco a poco prémisse à l’éclatement des cuivres qui soulèverait les danseurs en finale. 

Il s’agit bien évidemment du personnage incarné par James Stewart pour faire revivre ce militaire qui bouleversa les conventions en transformant une triste marche militaire en swing et qui ne pouvait répondre aux avances de sa bien-aimée qu’avec son orchestre, dans Pennsylvania 6-5000.

Mais le chef d’orchestre auquel nous avions droit, vendredi dernier au Théâtre Lionel-Groulx, était davantage un animateur de foule aux allures de danseur, pas très bon chanteur pour tout dire, lequel nous présentait la chanteuse Jody Ritch qui suivait le phrasé musical langoureux des chanteuses d’époque avec davantage de talent.

Le hic, avec cette dimension du spectacle, c’est de n’avoir pas interprété Sing, Sing, Sing, sans doute la pièce la plus dynamique avec la rythmique la plus enlevante sur In the mood. Les percussions y sont dominantes et le batteur était pourtant à la hauteur de ce qui aurait dû être la performance de la soirée.

Aller voir du côté de Tommy Dorsey s’avérait tout à fait dans le ton, mais les partitions chantées auraient dû faire place à des improvisations solistes instrumentales, puisque c’est un orchestre que nous allions voir et un compositeur tromboniste que nous devions entendre.

C’était plus avec une chanteuse, mais cela s’avérait-il mieux? Sans doute, au regard et à la réaction d’une foule qui a véritablement goûté le spectacle, mais surtout rempli l’auditorium jusqu’au plafond.

L’orchestre new-yorkais se targue de trente années d’hommage au compositeur originaire de l’Iowa, mais il faut savoir qu’il y a, à tout le moins, trois ensembles dédiés au compositeur tragiquement disparu au-dessus de la Manche, le 15 décembre 1944.

Et celui que nous avons entendu était vraiment solide et n’avait nul besoin de chansons qui n’existent pas sur les disques de Glenn Miller. Peut-être des danseurs auraient-ils suffi à recréer l’atmosphère des grands ballroom d’époque, en animant la scène?

C’est toutefois un type de spectacle rare que nous servait notre diffuseur et la réponse était plus que sans équivoque, la salle était absolument comble et la musique excellente.

Le Paradis perdu, le 11 mai

Ce sera à l’église Sainte-Thérèse d’Avila, le 11 mai prochain, avec trois grands chœurs affiliés aux Chanteurs de Sainte-Thérèse sous l’appellation Société Philharmonique du Nouveau-Monde et dirigés par maestro Michel Brousseau, qui amènera les 150 musiciens au Paradis perdu de Théodore Dubois.

Quatre solistes tiendront les rôles principaux de cette ultime rencontre entre Satan et l’Archange, avec Adam et Ève pour objet de convoitise.

Le prix des billets varie de 20 $ à 30 $ et 45 $, avec des places VIP à 75 $ qui sont offertes en compagnie de maestro Michel Brousseau, à l’hôtel de ville de Sainte-Thérèse, en préparation à ce grand concert.

On réserve en composant le 450-434-4006 et via Internet, sur le [www.odyscene.com]. 

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