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Frédéric Lapierre: l’arroseur arrosé

Frédéric Lapierre, cette fois dans le siège de l’invité des Rencontres de la création.

Frédéric Lapierre: l’arroseur arrosé

On devrait plutôt parler d’intervieweur interviewé, car Frédéric Lapierre goûtait à sa propre médecine lors d’une édition particulière des Rencontres de la création, le 15 mars dernier. Rien de bien méchant, évidemment, mais lui qui a l’habitude de conduire les entrevues s’est retrouvé dans le fauteuil de l’invité, à la merci des questions de Lise Thériault, laquelle s’était de toute évidence rigoureusement préparée.

Rappelons que ces Rencontres se déroulant à la  bibliothèque de Sainte-Thérèse permettent une proximité entre certains artistes de la programmation d’Odyscène et les spectateurs assistant à l’entrevue, de même que des échanges directs en seconde partie de soirée.

La maison humaine

Et si Frédéric Lapierre se trouvait cette fois de l’autre côté du miroir, c’est que sa pièce La maison humaine, où il agit à titre d’auteur,  de metteur en scène et de comédien, sera présentée à la salle Pierre-Legault, le 30 avril prochain. Mais tout un parcours, fait «de gauches et de croches», l’a mené à ce moment, parcours que l’on retrace au fil des questions de Lise Thériault.

Volubile à la limite du verbomoteur, Frédéric Lapierre y répond avec une franchise teintée de  l’humour et de la finesse de son écriture. L’auteur, comédien, cinéaste, metteur en scène et animateur relate avec un certain étonnement son cheminement, révèle sans pudeur ses craintes, ses réflexions, ses espoirs. On parle beaucoup de famille, ses parents, ses enfants, sa sœur devenue son frère. De son rapport à la danse aussi , «une énorme rencontre pour lui, un électrochoc», et aux hommes, auxquels, «enfant de Polytechnique», il accepte maintenant de s’identifier après s’être longtemps senti coupable d’être représentant de ce sexe dangereux.

En attendant la révélation

Frédéric Lapierre, titulaire d’un baccalauréat en cinéma et communications, avoue d’emblée toujours ignorer ce qu’il veut faire dans la vie. Même s’il œuvre dans son domaine de prédilection depuis une vingtaine d’années, il a toujours considéré l’écriture et le cinéma comme «un à-côté, en attendant la révélation». Mais peut-être celle-ci est-elle déjà venue, alors que Lapierre a récemment accepté son statut «d’artiste» et commencé à se percevoir comme tel, lui qui les admirait trop pour se voir en faire partie?

Happé par le cinéma à l’âge de dix ans, l’enfant qui «voulait avoir tout vu» a depuis réalisé ses propres courts métrages qui ont été récompensés au Québec et à l’étranger, contribué à la création du mouvement Kino, dirigé entre autres Hélène Loiselle et Lionel Villeneuve, ces «vrais bosseurs qui ont créé les théâtres au Québec».

«C’était vertigineux!», dit-il de cette expérience. Et puisque le cinéma est un art de la patience (on attend des fonds, on attend son tour, on recommence), Lapierre a décidé de raconter ses propres histoires sous forme de spectacles de lecture, «en attendant». C’est ainsi qu’il se retrouve impliqué dans une myriade de projets, à tisser des liens avec les artistes qu’il reçoit en entrevue et à en découvrir de nouveaux, à se créer des opportunités sans hésiter. Constamment dans l’action, dans le moment présent, Lapierre refuse d’éprouver un jour le regret de «n’avoir pas demandé.»

La prochaine Rencontre de la création aura lieu le 12 avril prochain, en compagnie de la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette. Réservez rapidement vos places à la Bibliothèque de Ste-Thérèse, car celles-ci sont limitées.

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