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Fred Pellerin et la part des anges

Le conteur Fred Pellerin au Théâtre Lionel-Groulx.

Fred Pellerin et la part des anges

Pas une seule banquette de libre dans le vaste Théâtre Lionel-Groulx, vendredi dernier, pour entendre le tout dernier opus du conteux de Sainte-Élie-de-Caxton, De peigne et de misère.

Avec un tel titre, vous aurez deviné que Méo le barbier est au centre de ce dernier conte et que sa boutique tient lieu de préambule au confessionnal.

Bien évidemment, on voit passer la Belle Lurette, Monsieur le curé, également Ésimésac Gélinas ainsi que l’incontournable Toussaint Brodeur, mais aussi madame Gélinas avec ses 473 enfants dans un village de 1 700 habitants. Babine est cependant resté en plan; il semble que le personnage ait appartenu à une époque plus triste et tourmentée.

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Parce que ce dernier spectacle est définitivement tourné vers l’espoir et que l’humour de Fred Pellerin y éclate, au grand bonheur de l’assistance. On a même l’impression que le conteux s’approche ostensiblement du céleste clown Sol, avec des assonances qui tordent les mots dans un jeu de sens qui redéfinit la langue, ou la parlure, c’est comme vous le sentez.

La question posée est à qui appartient la lumière et la réponse se trouve dans la part des anges, cette gorgée d’ivresse qui manque dans chaque bouteille, juste sous le goulot.

L’imaginaire de Fred Pellerin est intarissable parce qu’il est en constante mouvance et toujours nourri par l’humanisme davantage que le politique, même si le jeune père s’est impliqué dans le printemps érable.

Il faut dire que cette salle avait été réchauffée en première partie par le frangin Nicolas Pellerin et ses Grands Hurleurs qui ont soulevé la foule avec leur folklore très sonore, rythmé, énergique et dans la plus pure tradition des rigodons repris par de solides musiciens.

Deux Félix ont gratifié la venue du guitariste Simon Mario, rien de moins qu’un jazzman, et Simon Lepage, bassiste et contrebassiste féru de folklore, avec Nicolas aux compositions et chanteur du trio qui connaît un succès étonnant en Allemagne. Imaginez s’ils comprenaient les mots.

Les Grands Hurleurs ont définitivement une place bien à eux dans le folklore comme en musiques du monde et le temps des premières parties achève.

Mais, en ce qui concerne le grand frère, c’est avec étonnement que nous apprenions que le conteur ne mémorise pas de textes, mais que Fred Pellerin improvise plutôt à partir d’un canevas et, puisqu’on a défoncé le temps prévu par l’annonce du départ, il nous faisait plaisir de penser qu’il s’est amusé tout autant que nous ce soir-là.

La fin du monde aura beau frapper aux portes de Saint-Élie-de-Caxton, Méo aura toujours le fin mot pour garder vive la mèche de l’espoir, dixit Fred Pellerin.

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