- PUBLICITÉ -
François Perdu, vedette jetable

Photo Claude Desjardins

Les finissants en théâtre musical ont offert un extrait de Pied de poule, œuvre de Marc Drouin et Robert Léger, qui sera présentée du 13 au 17 décembre, au Collège Lionel-Groulx.

Photo Claude Desjardins

Les chorégraphes Josée Beauséjour et Marie-Josée Tremblay, en compagnie du metteur en scène Olivier Berthiaume.

François Perdu, vedette jetable

Pied de poule, à l’ETP du collège Lionel-Groulx

Les mots de Marc Drouin et la musique de Robert Léger empliront l’espace du Studio Charles-Valois, du collège Lionel-Groulx, du 14 au 17 décembre, alors que l’industrie du spectacle et le vedettariat instantané sont au cœur de l’intrigue de Pied de poule, comédie musicale qui sera présentée entre les murs de l’institution thérésienne.

Les sept finissantes et le finissant en théâtre musical travailleront alors sous la responsabilité du metteur en scène Olivier Berthiaume, lequel a présenté la chose comme une œuvre qui, bien que créée en 1982, a toujours ses résonnances aujourd’hui, dans un monde où les probabilités qu’un individu soit propulsé dans une gloire soudaine sans avoir le talent qu’il faut (disons-le de cette manière) sont toujours bien réelles.

François contre Desmonde

C’est le cas de François Perdu, le protagoniste de cette histoire qui se retrouve sous la coupe d’une productrice impitoyable, Desmonde «Big» Bigras (un rôle masculin dans le texte original), réputée pour prendre une vie et la jeter, fabriquer une vedette et la détruire comme bon lui semble.

Le metteur en scène comme les chorégraphes, Josée Beauséjour et Marie-Josée Tremblay, n’ont pas manqué de souligner le caractère éclaté, l’absurde et le comique de ce texte qui, selon Olivier Berthiaume, est celui d’un auteur qui avait une vision passablement intelligente et éclairée de ce que l’avenir (comprendre: aujourd’hui) nous réservait.

D’autant plus qu’on aura eu le luxe, en cours de production, de pouvoir discuter avec l’auteur de certains aspects de la production originale, notamment le sens des chansons qui, contrairement à ce qu’on peut normalement observer dans la plupart des comédies musicales à la Broadway, où elles viennent renforcer le propos, faire avancer l’histoire, ou encore, ouvrir une porte sur l’intériorité d’un personnage, font plutôt œuvre, semble-t-il, de numéros musicaux qui viennent ponctuer l’action.

Pour les chorégraphes, il aura fallu s’affranchir des numéros originaux, qu’on trouvait tout simplement parfaits, pour leur insuffler une facture nouvelle, tout en en conservant l’essence. Oui, la gestuelle que l’on reproduit à souhait, sur la moindre piste de danse et à la moindre occasion, a survécu. «On ne pouvait pas toucher à ça. On l’a gardé tout en l’enrobant de notre vision» , précise Marie-Josée Tremblay.

Des personnages-emblèmes

C’est à Samuel St-Pierre qu’on a confié la conception de la scénographie et des costumes, lui qui a imaginé un espace rectiligne, à la manière des podiums sur lesquels défilent les mannequins, lors des défilés de mode.

On en fera un lieu polyvalent qui sera rehaussé, voire modelé par les éclairages de Samantha Dorion, laquelle a basé sa conception sur deux aspects qui lui sont apparus particulièrement signifiants au contact de l’œuvre, d’abord sa dimension divertissement-spectacle (qui pose le défi technique de créer des zones nettement circonscrites) et l’énergie musicale qui s’en dégage (elle a utilisé le terme «punky» ) et qui amènera une palette de couleurs assez large.

Pour ce qui est des costumes, Samuel St-Pierre a cherché à créer des images typées reliées au culte de la vedette et au caractère propre de chacun des personnages (qu’il désigne sous l’appellation de personnages-emblèmes), lui qui a notamment puisé son inspiration dans le monde de la bande dessinée.

La direction musicale est de Mario Vigneault, alors que les personnages de Pied de poule seront endossés par Jérémie Turgeon, Cassandra Beck, Sophie Boucher-Moutou, Kathryn Pérusse, Roxanne Fréchette, Lunou Zucchini, Éloïse Carreau et Frédérique St-Amant.

Les billets sont en vente au Cabaret BMO, situé au 57, rue Turgeon, à Sainte-Thérèse. On peut aussi s’en procurer en ligne, au [http://www.odyscene.com], ou par téléphone, au 450 434-4006.

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top