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Florence K: l'exotique élégance

C’est au Théâtre Lionel-Groulx que Florence K terminait la tournée de son spectacle de Noël issu de son plus récent album, Havana Angels.

Florence K: l’exotique élégance

C'est au Théâtre Lionel-Groulx que Florence K terminait la tournée de son spectacle de Noël issu de son plus récent album, Havana Angels.

Assise au piano devant un décor simple mais élégant, qui évoque le temps des Fêtes avec sobriété, vêtue d’une jolie robe rouge, Florence K nous invite à célébrer avec elle et ses amis musiciens «l’entre-deux». Car, en effet, en cette soirée du 28 décembre, Noël était déjà derrière nous. L’artiste elle-même s’amuse de cette ironie: «Il reste quoi, 360 jours avant Noël?»

Enregistré à La Havane, un rêve caressé par Florence K depuis longtemps, Havana Angels revisite les classiques de Noël d’exotique façon, métissant jazz, tradition américaine et saveurs latines. L’orchestre entoure de manière judicieuse le piano de la tête d’affiche, allouant à cette dernière le loisir d’interagir avec chacun des musiciens, qu’elle appelle ses amis, ses anges… mais qu’elle ne manque pas de taquiner à plusieurs occasions. Ceux-ci ne s’en laissent pas imposer et leur communication muette avec le public, derrière le dos de Florence K, crée une connivence comique.

C’est d’ailleurs souvent sous le couvert de l’humour qu’elle s’adresse aux spectateurs, créant une ambiance décontractée qui sied bien à la description des soirées cubaines qu’affectionne tant l’auteure-compositrice-interprète. Percussions variées, trompette, contrebasse et guitares complètent l’atmosphère.

Santa Baby oscille entre le blues sulfureux et les rythmes latins endiablés, alors que le public ne se fait déjà pas prier pour accompagner la mélodie de ses claquements de doigts. Little Angels se fait entraînante, cadencée et tranche agréablement avec ces airs de Noël plus connus. Même son de cloche du côté de la douce El Camino de Navidad, composée par elle. «Ça veut dire le chemin de Noël, à ne pas confondre avec le camion de Noël», précise-t-elle en riant. Avec Olha Pro Céu, on change d’ambiance, alors que le piano devient intense, voire agressif, l’interprétation est solennelle, presque douloureuse… Pour Down to the River to Pray, Florence K quitte son piano, imposant une autre dynamique à la pièce, de laquelle émane un caractère sacré dans sa simplicité.

C’est en douceur que l’on reprend, après l’entracte, l’artiste nous offrant la mélancolique Havana Light, en anglais et en espagnol, arborant maintenant une longue robe noire évoquant les cabarets enfumés d’autrefois. Une sympathique relecture de Blue Christmas précède un «Christmas blues» au cours duquel Florence K sort de scène pour laisser la place à son orchestre, au terme d’un numéro très apprécié.

Avec ce spectacle, Florence K nous décrit «son» Noël, amalgame de samba et de Ciné-cadeau, d’Elvis et de matchs de soccer, crée une chorale avec le public et termine la soirée en force avec une Love me or Leave me étoffée, jazz-rock et enlevante. Havana Nights est donc un écrin de choix pour sa voix maîtrisée et nuancée, son interprétation sentie et rafraîchissante, de même que pour les excellents musiciens qui l’entourent. Mais un concert de Noël après Noël, malgré son élégance et sa grande qualité, semble sonner un peu faux, un peu vide, comme le salon dépouillé de son sapin au lendemain des Fêtes…

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