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Et Réal nous parle de La Bolduc

Samuel Létourneau sur les épaules d’Émile-Proulx Cloutier, entre deux scènes.

Samuel Létourneau en compagnie de l’interprète de La Bolduc, Debbie Lynch-White, sur le tapis rouge de la première médiatique.

Et Réal nous parle de La Bolduc

Samuel Létourneau

Le film arrivera sur nos écrans le 6 avril, et nous racontera la vie de Mary Travers, une Montréalaise qui a conjuré la Crise des années 1920 et 1930 en poussant la turlute à un degré tel que sa renommée aura traversé les époques, même avec un bouton sur le bout de la langue, même en portant un autre nom que le sien: La Bolduc.

Mme Édouard Bolduc, pour être plus précis, comme le fait justement remarquer Samuel Létourneau, jeune acteur résidant à Deux-Montagnes, et qui tient le rôle de Réal, le fils de la célèbre auteure-compositrice-interprète incarnée par Debbie Lynch-White, dans ce film réalisé par François Bouvier (Paul à Québec, 30 vies, Ruptures).

La condition des femmes

«Elle donnait même ses paies à son mari» , s’étonne le jeune homme qui mesure du même coup tout le chemin parcouru par les femmes du Québec depuis un siècle, autant que la résistance farouche que les hommes leur ont opposée.

«C’est un super beau film, bien tourné, bien réalisé. Ça respecte bien les années 1930» , exprime d’abord Samuel, un avis d’expert qui s’appuie tout de même sur une bonne dizaine d’années à parcourir les plateaux, lui qui est maintenant âgé de 13 ans et qui a aussi tourné dans Paul à Québec, 30 vies et de nombreuses publicités.

Son personnage (il incarne Réal entre l’âge de 11 et 15 ans) est l’un des quatre enfants qui ont survécu aux 13 grossesses de Mary Travers, alors mariée avec Édouard Bolduc (Émile Proulx-Cloutier). «Réalest très tannant. Il est hyperactif et il reçoit souvent des claques derrière la tête» , révèle Samuel en précisant que celle que lui administre sa grande soeur, dans le film… est bien réelle. Aux caractéristiques énumérées par Samuel, le réalisateur lui a fait ajouter un brin d’arrogance qui ajoute une couleur particulière au personnage. «Je suis très content du résultat» , indique le jeune acteur.

Il faut savoir que Réal, contrairement à ses sœurs plus âgées, Denise et Lucienne, n’a pas accompagné sa mère dans ses aspirations musicales et dans les tournées qui en ont résulté. Réal demeurait plutôt à la maison avec son père et sa sœur Fernande.

C’est au terme d’un processus d’auditions que Samuel a obtenu ce rôle qui lui a permis de parfaire ses connaissances sur cette période de l’histoire du Québec de découvrir un genre musical, un répertoire avec lequel il n’était pas forcément familier et qu’il se surprend parfois à chantonner, lui qui penche davantage vers l’électro, le rap et le rock. Le comédien s’escrime aussi à la batterie, un loisir qu’il partage avec ses parents musiciens dans le sous-sol de la maison familiale.

Comme une famille

De sa relation avec Debbie-Lynch White et Émile Proulx-Cloutier, Samuel Létourneau retient non seulement qu’elle fut extrêmement chaleureuse, des liens se sont aussi tissés assez solidement pour qu’ils continuent de s’écrire, même un an après la fin du tournage. Vous imaginez l’atmosphère de joyeuses retrouvailles qui a pu régner, le lundi 26 mars, lors de la projection médiatique au Théâtre Maisonneuve, laquelle fut suivie d’une fête réunissant tous les membres de l’équipe et qu’il a malheureusement ratée, parce qu’il se faisait tard et qu’il fallait se lever tôt pour l’école. «Quand je serai plus vieux, j’irai aux partys de premières» , se promet Samuel sur un ton qui en dit long.

Représenté par Serge Lapointe, qui opère son agence d’artistes à Laval, Samuel Létourneau a d’abord été un enfant qui s’amusait sur les plateaux et a véritablement pris conscience du sérieux de la chose lorsqu’il a tourné dans la série télévisée 30 vies, en 2011. Assez pour envisager que ça puisse devenir un métier. «C’est mon premier choix» , énonce-t-il sans hésiter, lui qui ne dédaignerait pas une carrière d’enseignant en histoire.

Enfin, pour ce qui est de la conciliation art-école, le jeune homme bénéficie des services offerts par l’Académie Lafontaine, une institution qui favorise le tutorat pour les jeunes qui font du sport ou pour les jeunes artistes qui, comme Samuel, doivent parfois s’absenter de l’école.

 

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