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Entête - Culture

Émilie Mailhot remporte Blainville en chansons

«On est beau, à sept ans!» s’est exclamée Véronique Boucher, la maîtresse de cérémonie et coach scénique de Blainville en chansons. L’amical concours de chant présentait en effet sa septième édition au Théâtre Lionel-Groulx, le dimanche 2 juin, un concours parrainé par le gérant d’artistes Edouardo Da Costa.

Si, depuis ses débuts, l’évènement s’adressant aux jeunes de 12 à 17 ans a pris de l’ampleur, il va sans dire que Blainville en chansons n’a rien perdu de sa couleur originale. Pour ses instigateurs, l’expérience et l’aventure doivent prendre le dessus sur le volet compétitif.

C’est pourquoi les participants suivent une préparation en groupe et que les gagnants se voient octroyer non pas des récompenses ponctuelles ou simplement monétaires. Participations à Blainville en Fête, au Festival international de la chanson de Granby ou au spectacle Elles chantent Cabrel, enregistrement d’une démo professionnelle, portfolio de photos, les récompenses servent autant de baptême que de tremplin vers le domaine artistique.

La soirée se déroule sous l’égide de Véronique Boucher, laquelle présente et accueille chaque participant avec une chaleur et une affection sincère. Après une prestation d’Annie Gaudreau‑Roy, gagnante de l’an dernier, ainsi qu’un numéro de groupe, la compétition débute.

C’est Véronic Beauchamp-Lavigne qui ouvre le bal avec la pièce Stay, de Rihanna, qu’elle interprète avec de douces nuances et une belle retenue dans les envolées. La suit sur scène une Sophie Nadeau à la voix magistrale, véritable force tranquille, captivante, dans Je suis malade de Serge Lama. Clarence Gingras y va ensuite d’une performance assurée, prêtant sa voix maîtrisée et capable de puissance au succès country-rock Before he Cheats, de Carrie Underwood.

Premier auteur-compositeur-interprète à fouler la scène, Antoine Boisier-Michaud charme le public avec sa composition en «franglais» I Ain’t Meant to be Your Man. Il y dépeint la fin de l’amour avec une poésie candide et une voix douce, tout en s’accompagnant à la guitare.

Vanessa Dozier s’amène, posée dans sa robe claire, et nous offre Ce soir, popularisée par Annie Villeneuve. Sa voix veloutée s’anime de plus en plus, alors qu’elle délaisse son tabouret pour arpenter le plateau à son aise, pour une superbe finale.

À son tour, Arielle Prud’homme propose, au piano, sa composition Le meilleur de moi, forte de son interprétation très personnelle, de la tristesse lumineuse émanant de sa voix, du texte et de la mélodie, et de son utilisation judicieuse des éclats de voix.

Caroline Villeneuve ensoleille quant à elle la scène, célébrant l’amour joyeux avec Brighter Than the Sun de Colbie Caillat, qu’elle interprète avec énergie, assurance et un plaisir manifeste. Explorant des sonorités plus rock, la dynamique Audrey Painchaud chante Minuit d’Andrée Watters avec sa voix basse et juste, de même qu’un sourire contagieux.

Elle cède le micro à Émilie Mailhot, auteure-compositrice-interprète. Sa pièce Le mal d’y croire, qu’elle livre avec une maturité étonnante, une voix aux nuances douces et sans effort sur un piano mélancolique et des mots touchants, est particulièrement appréciée du public.

Pour terminer la partie concours de la soirée, c’est Kathryn Carrier qui prend le plancher. Sans cours de chant ni expérience scénique, elle enchante par sa prestation naturelle et spontanée, prêtant sa voix légèrement éraillée à Just Give me a Reason de Pink, qu’elle rend avec un instinct très sûr.

Pendant la délibération du jury, des numéros hors concours sont présentés pour faciliter l’attente. Se produisent donc Marie-Krystine Fugère et Cassandra Gauthier, qui ont manqué de peu la qualification pour le concours, de même que Marie-Chantal Toupin, qui fait une apparition-surprise avec son succès Maudit bordel, juste avant un ultime numéro en groupe.

Couronnant une soirée relevée, l’annonce des gagnants se fait dans la fébrilité. C’est ainsi que Kathryn Carrier remporte la troisième place, de même que le prix Coup de cœur blainvillois pour sa rafraîchissante performance. La deuxième place est enlevée par Arielle Prud’homme et sa touchante composition, alors que les grands honneurs reviennent à Émilie Mailhot, pour l’écriture habile et l’interprétation sentie et ressentie de sa création.

Enfin, deux prix de la Société nationale des Québécois des Laurentides sont remis à Sophie Nadeau et Antoine Boisier-Michaud pour le choix d’une chanson en français.

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