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Entête - Culture

Distinctions arts visuels 2016: les Dames natures de Stéphane Lauzon

C’est sous ce très joli titre que l’artiste eustachois Stéphane Lauzon lançait l’événement Distinctions arts visuels 2016, le week-end dernier à la Galerie d’art de Blainville. C’était aussi la première de quatre expositions solo destinées à faire connaître le talent et la diversité régional en arts visuels.

Stéphane Lauzon (qui signe ses tableaux sous le diminutif Slauz) est un illustrateur de métier qui se passionne pour la mythologie, ce qui l’amène aussi à prendre le crayon et le pinceau. Il utilise alors l’aquarelle et la gouache pour mettre en scène, dans des tableaux de petit et moyen formats, des femmes finement dessinées et poétiquement en contact avec la nature.

Ça se voit notamment dans la chevelure qui, selon le cycle des saisons, se fait feuillage, racines ou fleurs, quand elle n’emprunte pas aux éléments ou à la faune.

Influence mythologique

«Comme illustrateur, chaque fois que je commence un contrat, je me donne un concept. Ici, j’ai voulu montrer le rapport entre la mythologie et la nature, par des portraits de femmes qui sont autant de déesses, avec un caractère et une personnalité propres», résume l’artiste qui puise alors à la source de toutes les mythologies (grecque, romaine, scandinave), mais aussi dans l’univers du conte.

«C’est un sujet qui m’a toujours fasciné, dit-il. Quand j’ai commencé à lire sur la mythologie, j’y ai découvert un monde où les gens expliquaient toute chose à partir de dieux qui avaient les mêmes défauts que les humains. À cela, était toujours associé une fleur, une plante, un animal.»

Ajoutons que Stéphane Lauzon a grandi à Saint-Jovite, sur la terre des ses grands parents, et que la forêt était son principal terrain de jeu. «J’ai toujours été émerveillé par la nature», dit-il.Par ce qu’on y trouve, mais aussi par les cycles de mort et de renaissance qui s’y succèdent.

Le sujet était donc là, en amont, la passion pour l’illustration tout autant, et ce n’est pas du tout par une voie d’évitement que le jeune homme en arrive à la pratique artistique, lui qui met tout ça dans la même marmite. D’ailleurs, l’idée des Dames nature lui est venue à la suite d’un contrat gouvernemental, alors qu’on lui demandait une illustration sur le phénomène de l’hypersexualisation des jeunes filles.

«L’idée était de montrer comment les jeunes femmes se présentent et de dire que, si elles se font belles, ça ne veut pas dire qu’elles sont faciles pour autant», explique Stéphane Lauzon, qui avait alors imaginé une jeune fille vêtue d’un costume floral et qui y voit aujourd’hui le point de départayant mené à cette exposition.

Chaque détail compte

Pour chacune des œuvres qu’il réalise, l’artiste réfère aux mêmes préceptes qu’en illustration, accordant la même importance au moindre détail, comme si chaque élément faisait partie d’une recette dont la réussite dépend de chaque ingrédient.

S’il recourt parfois au modèle vivant, il connaît suffisamment le corps humain pour s’en dispenser, lui qui réfère alors à l’étude des dessins de l’illustrateur américain Andrew Loomis (1892-1959), qui composait ses personnages à partir de l’ossature, des muscles, et de tout ce qui s’ajoute à la structure anatomique. La compréhension de l’anatomie est donc fondamentale pour réussir un dessin. Idem pour les plantes.

Pour en savoir davantage sur Stéphane Lauzon, vous pouvez visiter le site [stephanelauzonillustration.com]. L’événement Distinctions arts visuels 2016 se poursuit le week-end prochain avec Marie-Pier Leclerc, qui présentera des œuvres regroupées sous le titre Slippery Echoes/Réverbération.

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