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David Gogo: blues d’un soir d’hiver

David Gogo offre aux amateurs de blues de la région un généreux concert en deux volets.

David Gogo: blues d’un soir d’hiver

Rien de tel qu’une soirée de blues endiablé pour se réchauffer en ce glacial début de décembre. Dans une chaleureuse et intimiste ambiance de cabaret, le guitariste et chanteur David Gogo visitait l’église Sacré-Cœur le samedi 7 décembre dernier.

Il offre aux amateurs de blues de la région un généreux concert en deux volets, le premier en solo, alors que pour le second, il est rejoint sur scène par l’harmoniciste Steve Marriner, puis le guitariste Paul Deslauriers.

Originaire de Nanaimo, en Colombie-Britannique, David Gogo reçoit sa première guitare à l’âge de cinq ans. Alors qu’il en a quinze, il rencontre Stevie Ray Vaughn, dans les coulisses d’un concert, et la légende du blues l’encourage à persévérer dans ce domaine. Depuis, David Gogo roule sa bosse ici comme en Europe, jouant entre autres aux côtés de Johnny Winter et Buddy Guy, récoltant de nombreux prix et nominations lors de galas musicaux.

Avec une douzaine d’albums à son actif, il propose compositions et reprises de sa voix à la fois grave et claire, qu’il nuance parfois d’une texture éraillée. Son doigté se fait habile et précis, alors qu’il y va de ritournelles accrocheuses, parfois plus rock, mais surtout purement blues.

Il entraîne le public dans une sorte de pèlerinage blues, du Mississippi à l’Arkansas, en passant par le Tennessee, témoins des premiers balbutiements de ce style. Il souligne ainsi un paradoxe et l’ironie de jouer dans une église: les origines du blues puisent dans le gospel et pourtant, le blues était autrefois considéré comme la musique du diable.

David Gogo prend d’ailleurs le temps d’expliquer l’histoire du blues, celle de l’une de ses guitares. Jamais à court d’anecdotes, il s’adresse à l’auditoire avec humour, souvent pince-sans-rire et un peu cynique, et lorsqu’il le fait en français, c’est pour parler hockey!

Son interprétation de Shooting Star de Bob Dylan se fait vibrante et sentie, la voix oscillant entre douceur et éclats, sur une guitare mélancolique. Il entame alors un morceau plus rythmé, plus appuyé, très apprécié du public, puis sa pièce As the Crow Flies, enlevante, teintée des sonorités du Mississippi. On découvre ensuite, tout en douceur, les racines, les origines de sa famille avec le récit d’un accident minier, dans She’s Breaking Through, complainte de l’ouvrier plein de résilience.

Plus le concert avance, plus un lien donnant-donnant s’établit avec les spectateurs, qui ne se gênent plus pour manifester leur appréciation durant les pièces. Ce phénomène, jumelé à l’arrivée de Steve Marriner et de Paul Deslauriers, en seconde partie, apporte une dynamique nouvelle au concert. L’harmonica insuffle une autre fluidité, une certaine sensualité, alors qu’une deuxième guitare galvanise les musiciens et spectateurs.

On voit bien, quand Steve Marriner prend le micro, le temps d’un boogie ou d’un blues typique, accompagné de Gogo et Deslauriers, que le trio s’amuse ferme et se complète. En effet, bien qu’ils admettent rarement jouer ensemble, on ressent une grande complicité entre les trois bluesmen, qui partagent leur amour du blues avec une passion palpable.

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