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Dany Bédar : table rase

(Photo Yves Déry)

Dany Bédar : table rase

Musique

Tubes fluorescents suspendus, draps recouvrant les instruments, coffres de tournée servant de tables et objets disparates parsemant l’espace scénique, voilà l’environnement dans lequel évoluent Dany Bédar et ses musiciens, histoire de se sentir chez eux dans de nombreuses salles du Québec. En effet, ils ont choisi de reconstituer sur scène leur local de répétition, impression de joyeux bordel en prime!

De passage au Théâtre Lionel-Groulx le 28 février dernier, le populaire auteur-compositeur-interprète a ravi ses fans de tous les groupes d’âges. avec son charisme et ses nombreux succès.

Il est précédé sur scène par Max LeNomade, un autre protégé de Déjà Musique, au grain de voix particulier et à la présence indéniable. Originaire d’Haïti, le chanteur nous parle de liberté et d’indépendance, mais aussi de l’importance de forger son propre destin et de ne jamais abandonner. Autobiographiques, ses textes racontent son enfance difficile, son arrivée en Amérique, à l’adolescence, et sa découverte de la musique comme exutoire et moteur de rêves, le tout avec sincérité, dans une poésie simple qui va droit au but. Bref une belle entrée en matière pour cette soirée musicale.

Dany Bédar, très attendu, fait son entrée dans un éclairage rouge et entame sans tarder Oublier, histoire de bien établir les bases, de faire table rase du passé pour mieux repartir à neuf. Le public est chaleureux, applaudissant aux premières mesures de chansons telles les succès Faire la paix avec l’amour et Écoute-moi donc, la superbe Voyeur, la mélancolique Histoire du bon vieux temps ou encore une Cher Cupidon suintant l’amertume et la douleur.

Un tonnerre d’applaudissements retentit lorsque l’artiste, sympathique, s’adresse enfin à la foule. Il parle d’évolution personnelle, d’innovation artistique, pour nous entraîner dans un segment plus rock du concert, puis explorant le blues avec Le Nombril et sa finale électrisante. Les musiciens rivalisent d’intensité (particulièrement le claviériste!), dans un ensemble cohérent et solide.

Profitant plus tard de cette tribune privilégiée, Dany Bédar dénonce la vulgarité, le manque de délicatesse avec lesquels sont traitées, par les tabloïds, les personnalités publiques traversant des moments difficiles, en référence à sa rupture très médiatisée avec Annie Villeneuve. Prêt à passer à autre chose, il récite sans musique J’vais penser à moi maintenant, prononçant chaque mot avec conviction et sincérité pour un moment plein d’émotion.

Explorant différents rythmes, du rock au blues, en passant même par un reggae improvisé dans une Quand les larmes aux allures de jam session, Bédar et ses musiciens s’amusent ferme dans un concert à l’ambiance conviviale. Mais si cette même atmosphère permet au public d’interagir avec le chanteur ou aux techniciens de se promener allègrement sur scène, quelques mises en scène alourdissent inutilement et malheureusement le rythme du spectacle… Le public ne semble toutefois pas s’en formaliser, réagissant avec humour ou sympathie selon le cas, démontrant tout son appui à cet artiste très apprécié, comme en témoignent les «On t’aime Dany!» fusant de part et d’autre de la salle.

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