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Danse: le Complexe des genres

Danse: le Complexe des genres, selon Virginie Brunelle

La danse est arrivée dans sa vie comme un heureux hasard, plutôt tardivement même, au début des années 2000. «Une amie m’avait invitée à participer à son spectacle de danse. Je me sentais un peu comme un imposteur», évoque‑t‑elle. Sauf qu’elle a aimé. Tellement que Virginie Brunelle s’est inscrite en danse, au cégep, avant de compléter un baccalauréat en création, à l’UQAM. «La création, ça résonne pour moi.»

Depuis, la jeune chorégraphe a signé quatre œuvres, dont Le Complexe des genres, qui sera présentée sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx, ce samedi 19 avril, sorte de reflet poétique de la psyché humaine qui illustre l’effroyable doute et la froideur de l’obsédante perfection. Le tout, enrobé de musique classique, une musique qui se marie bien, selon elle, à la danse contemporaine, et un répertoire qui lui vient de ses dix années d’étude en violon.

Sur scène, trois hommes et trois femmes, accablés par leurs peurs, se heurteront les uns aux autres. Pendant 65 minutes. «L’être humain, c’est mon inspiration première. Dans toutes mes chorégraphies, c’est l’humain avant la technique», souligne‑t‑elle. Ce parcours identitaire, cette quête du moment présent, résultent de ses observations, de ses expériences et de ses questionnements. «Mon idée est toujours très théâtrale», souffle‑t‑elle. À ceci se greffent ensuite des intentions gestuelles qui sont davantage à la base d’un sentiment. «J’aime positionner l’émotion dans le corps, en contractant le thorax, par exemple», illustre‑t‑elle.

Art abstrait s’il en est un, la danse de Virginie Brunelle se veut aussi compréhensible que possible, ne serait‑ce que dans la manière dont elle élabore les tableaux, par exemple. «Sans aller à l’encontre de ma démarche, qui n’est pas grand public, j’essaie, en choisissant un thème universel comme les relations homme-femme, d’intégrer le plus de monde possible», indique‑t‑elle. Et ça marche. «Le public d’ici se développe de plus en plus et les diffuseurs s’intéressent davantage à la danse. Il y a un beau travail qui se fait, un pas à la fois», reconnaît‑elle.

Caroline Dusseault en lever de rideau

Dans la dernière année, le diffuseur Odyscène a décidé de faire une place en danse aux nouveaux visages des Laurentides. C’est ainsi qu’en lever de rideau, tout juste avant que ne soit présentée la pièce Le Complexe des genres, les gens verront la courte chorégraphie Mûre, de David Pressault, mettant en vedette Caroline Dusseault, une artiste originaire des Laurentides, qui sera d’ailleurs accueillie comme chorégraphe, dès l’automne prochain.

Pour réserver votre place, composez le 450‑434‑4006 ou visitez le [www.odyscene.com].

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