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Curé Labelle: un hommage anthropomorphe livré en dix tableaux

Sur la Diable, acrylique sur toile de Dominique Beauregard. On y aperçoit le curé Labelle canotant avec son fidèle bras droit, Isidore Martin.

Curé Labelle: un hommage anthropomorphe livré en dix tableaux

En même temps qu’on inscrivait officiellement son nom au Patrimoine culturel du Québec, le curé François-Xavier-Antoine Labelle était l’objet d’un hommage pictural réalisé par la peintre fabuliste Dominique Beauregard, dont les tableaux retracent joliment certains moments importants de la vie et de la carrière de l’illustre personnage.

(Lire aussi: Le curé Labelle est désormais un personnage historique)

Regroupés sous le titre Les stations du Curé Labelle, ces tableaux (des acryliques sur toile de grand format) portent la signature d’une peintre fabuliste qui se réclame aussi de l’anthropomorphisme, un terme savant pour désigner l’utilisation de figures animales dans la représentation humaine. «Comme le disait Jean de Lafontaine : je me sers des animaux pour instruire les hommes. C’est aussi la voie artistique que j’ai choisie pour communiquer ma passion», exprimait l’artiste, lors du vernissage, dans la salle Le Foyer de la Maison de la culture Claude-Henri Grignon.

Un ours en soutane

Au fil des dix tableaux-stations que contient l’exposition, Dominique Beauregard représente alors le curé Labelle sous les traits d’un ours en soutane, l’animal tout choisi (le roi de la forêt), dit-elle, pour représenter celui qu’on surnommait le Roi du Nord.

Éminemment colorés, ces tableaux, qu’on pourrait classer au rayon de l’art naïf, rappellent également l’illustration, tout comme le vitrail, et sont chargés de symboles historiques, politiques, religieux, culturels et militaires qui se posent comme autant de jalons marquant le passage du Curé Labelle dans le paysage laurentien et l’histoire du Québec.

«Je n’ai pas la prétention d’être une historienne. Je souhaite seulement que mon travail puisse rendre justice à l’œuvre du Curé Labelle», indique l’artiste, qui n’a pas moins documenté son travail de faits historiques vérifiés et d’anecdotes véridiques. Des notes explicatives accompagnent d’ailleurs chacun des tableaux, de même que des artéfacts reliés ou ayant appartenu à ce grand acteur de la colonisation laurentienne. Une sculpture réalisée par Martine Gagnon et représentant le curé Labelle tel qu’on le voit dans les tableaux de Mme Beauregard, a également été dévoilée lors du vernissage.

«Cette exposition est la réalisation d’une promesse que je me suis faite, il y a cinq ans, d’honorer la mémoire du curé Labelle, un homme pour qui j’ai beaucoup d’admiration e de respect», dit-elle encore. Et ça tombe bien, puisque c’est aussi le cas des membres de la Société d’histoire de la Rivière du Nord qui s’associe à l’événement à titre de diffuseur, à l’occasion du 125e anniversaire de la mort du Curé Labelle.

Une tournée laurentienne

À noter que l’exposition Les stations du curé Labelle se poursuit jusqu’au 9 avril, à la Maison de la culture Claude-Henri Grignon, sise au 101, Place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme.

Par la suite, les tableaux de Dominique Beauregard prendront la route pour être exposés successivement à la Gare de Piedmont (3 juin au 3 juillet), au Musée de la Gare de Labelle (10 juillet au 1er octobre) et à l’Hôtel de ville de Mont-Laurier (16 octobre au 7 janvier)

Pour plus d’information, rendez-vous au [www.stationscurelabelle.com]. Pour en apprendre davantage sur Dominique Beauregard, vous pouvez viister le [dbeauregard.com].

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