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Comme une lettre à la poste!

Photo Claude Desjardins

Marthe Lalancette, Lise Landry, Micheline Fauteux et Solange Lépine, dans une scène de la pièce «D’hier à aujourd’hui» présentée par la troupe Les Amis Branchés.

Comme une lettre à la poste!

D’hier à aujourd’hui

Rien n’est plus simple, aujourd’hui, que de correspondre avec son entourage, tant les moyens qui nous sont offerts sont rapides et performants. Le temps et l’espace sont désormais abolis, à tel point qu’on se pose rarement la question: comment tout cela a-t-il commencé?

Pour Marie-Andrée Petelle, auteure, metteure en scène et animatrice de l’activité théâtre à la résidence pour personnes âgées Le Jardin des Sources, à Sainte-Thérèse, toute question mérite une réponse, et c’est avec la pièce intitulée D’hier à aujourd’hui que la troupe des Amis Branchés s’est donné le mandat de nous raconter l’histoire des postes, en reculant aussi loin que dans la préhistoire, alors qu’on communiquait avec ses semblables en peignant sur la pierre des grottes, pour remonter le fil du temps jusqu’au téléphone intelligent.

De quoi veux-tu parler?

La chose a nécessité quatre mois de recherches, résume Mme Petelle, qui a par la suite entraîné sa troupe dans cette aventure qui a permis à chacun (sept comédiennes et, pour une fois, un comédien) de contribuer au contenu. C’est d’ailleurs toujours comme ça qu’on aborde la chose, en proposant le projet dans sa forme initiale, c’est-à-dire en prévoyant des espaces à combler, ce qui vient normalement avec une autre question: de quoi aimerais-tu parler?

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C’est ainsi que les Micheline Gagné (elle a pris part au processus mais n’était pas sur scène), Micheline Fauteux, Lise Landry, Marthe Lalancette, Charlotte Thériault, Solange Lépine, Jacqueline Gardner et Gaétan Caron se sont fait historiennes et historien, livrant de larges pans de l’histoire des postes en pimentant le tout, ici et là, d’anecdotes glanées dans leur propre vie.

Ça donnait des plages didactiques entrecoupées de sketches parfois comiques, sinon véritablement touchants, puisque l’on ratissait large dans ce terreau pour le moins fertile où l’on s’attardait autant aux outils de correspondance (fumée, pigeon, cheval, bateau, train, avion, tablette d’argile ou numérique) que la nature elle-même des messages qui transitaient par ces moyens.

L’évolution des sociétés

Bonne ou mauvaise nouvelle, souvenirs d’enfance, lettre d’amour, demande en mariage, jusqu’au courrier du cœur de Jeannette Bertrand («Écrire peut devenir plus facile que dire» ), on a résolument fait le tour de la question, certains documents authentiques (des lettres de Bonaparte à Joséphine, Papineau à Julie Bruneau, Sartre à Beauvoir, Piaf à Serdan, Johnny Cash à June Carter), témoignant par le fait même de l’évolution de nos sociétés, des rapports entre les hommes et les femmes notamment.

Ce fascinant exposé était alors livré avec cette bonhommie habituelle, cette rigueur manifestement dictée par l’auteure et metteure en scène, chacun faisant étalage de ses talents qu’on englobera dans une dynamique commune et dans ce simple mot: plaisir. Pour le public, de qui l’on avait au préalable requis la patience, puisque le contenu s’annonçait somme toute chargé, disons que l’accueil fut plus que favorable et que cette matière, aussi copieuse fut-elle, est passée comme une lettre à la poste.

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