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Cette semaine au cinéma: Les Bougon sont de retour

Jean-François Pouliot, réalisateur, et Rémi Girard, acteur, lors de leur passage à Saint-Jérôme pour la promotion du film Votez Bougon!.

Cette semaine au cinéma: Les Bougon sont de retour

Dix ans après la diffusion à Ici Radio-Canada du dernier épisode de la série Les Bougon, c’est aussi ça la vie, voilà que cette famille qui a marqué l’imaginaire des Québécois est de retour sur grand écran. Dès jeudi, le film Votez Bougon! prendra l’affiche un peu partout au Québec.

Dimanche, au Cinéma St-Eustache et au Carrefour du Nord de Saint-Jérôme, les médias avaient été invités à assister à l’avant-première de ce long-métrage qui permettra au public de retrouver Rémi Girard dans le rôle de Paul Bougon, Louison Danis dans celui de Rita, Antoine Bertrand (Junior), Hélène Bourgeois-Leclerc (Dolorès) et Claude Laroche (Mononque).

«Depuis dix ans que l’on m’arrête dans la rue pour me demander à quand le retour des Bougon? Non seulement celui de Paul, mais de toute la famille, car les personnages sont très aimés du public et indissociables les uns des autres», a mentionné Rémi Girard, conscient qu’il s’est écoulé beaucoup de temps entre la diffusion du 50e et dernier épisode des Bougon, en mai 2006, et la sortie du film. Il avait bien hâte à ce moment, surtout de retrouver «la gang».

«À un moment donné, on n’y croyait plus! a dit papa Bougon. Le fait de se retrouver le premier matin du tournage, dans le même appartement de Ville Émard qu’il y a dix ans, c’était merveilleux! C’est comme si nous avions fini de tourner la série la veille au soir.»

«C’était le fun à voir! a renchéri le réalisateur Jean-François Pouliot. Pour les voisins, c’est comme si les Bougon revenaient dans le quartier!»

Même ton irrévérencieux

Les auteurs François Avard, Jean-François Mercier et Louis Morissette s’en sont donné à cœur joie en écrivant le scénario de Votez Bougon!, s’inspirant largement de l’actualité québécoise. Les spectateurs qui avaient apprécié le ton irrévérencieux des trois saisons télévisuelles des Bougon ne seront donc pas déçus.

«Les auteurs s’inspirent du réel et pour écrire les Bougon, nous voulions que ce soit le plus réaliste possible. C’est pourquoi nous nous sommes inspirés de l’écœurement général du monde», a indiqué François Avard.

«Il ne faut pas oublier que c’est une caricature, d’ajouter Jean-François Pouliot, et ce qui est très triste, c’est que la réalité soit devenue une caricature.»

Les vulgarités qui frisent souvent le malaise et qui ont contribué, en quelque sorte, à la renommée des Bougon au Québec, devaient donc se transposer du petit au grand écran.

«Ce qu’on s’est dit en l’écrivant, a insisté François Avard, c’est qu’il fallait absolument que les gens qui ont écouté et aimé la série à la télé retrouvent les mêmes ingrédients au cinéma. La vulgarité et la provocation font partie de cela.»

Mais il y a plus que ces grossièretés dans Votez Bougon!, et François Avard l’a bien exprimé, avec ses deux collaborateurs à l’écriture, il souhaitait aussi toucher la tête et le cœur des gens.

«Il fallait pour nous qu’il y ait ces trois ingrédients, a-t-il mentionné. Nous n’aurions pas pu écrire 90 minutes de gags de boules chinoises [Avard fait ici référence au personnage de Dolorès qui fait des blagues à ce sujet], car nous aurions défiguré cette famille-là. Il fallait qu’il y ait des choses pour la tête aussi.»

«On ne pouvait penser mettre quatre émissions de 23 minutes bout à bout et penser que le public allait aimer ça, a conclu Jean-François Pouliot. Il fallait s’engager émotivement et explorer davantage les personnages. C’est le propre du long-métrage!»

Votez Bougon! sera à l’affiche dès jeudi dans un cinéma près de chez vous.

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