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Charlem: Pura Vida, un état d’esprit libérateur

Playa Grande, l’une des œuvres composant l’exposition Pura Vida, de Charlem.

Charlem: Pura Vida, un état d’esprit libérateur

De retour d’un voyage en Amérique centrale, l’artiste peintre Charlem vous propose des couleurs tropicales et sensuelles.

«Lorsqu’on a glissé sur autant de vagues, le rythme des marées a tôt fait de nous donner cette nouvelle espérance, un souffle auquel beaucoup de gens aspirent, écrit-il. Après avoir capté les soleils couchants du Pacifique, lézardé sur des plages idylliques et saisi l’essence de la Pura Vida, on se dit que l’on stresse vraiment trop en Amérique du Nord.»

Pour lui, la richesse des pays chauds ne réside pas seulement dans ses beautés naturelles, mais aussi dans cet état de grâce, que l’on peut ressentir une fois qu’on s’est éloigné du perpétuel engrenage de la consommation. Pura Vida, la devise des Costaricains, signifie que la vie est pure, une philosophie du laisser-vivre qui soulage bien des tourments. Cependant, le continent latin n’est pas qu’un paradis, souligne Charlem; il nous rappelle également l’écart entre les riches et les pauvres, le manque de ressources pour préserver la nature et la vie difficile des gens qui ont peu d’accès à l’éducation.

Parti pour un séjour de cinq mois au Costa Rica, au Nicaragua, au Guatemala et au Panama, Charlem a créé une nouvelle série d’oeuvres qu’il expose actuellement, jusqu’au 17 juin, à la Maison Garth de Lorraine. Sa plus grande exposition de l’année présentera également différentes collections, dont plusieurs tableaux de son projet Terre d’espoir, une des plus grandes toiles au monde, réalisé en 2010 au parc Jean-Drapeau. On se rappellera que Charlem avait créé ce solo de 360 m, pour illustrer l’importance de la biodiversité planétaire et pour stimuler l’engagement des citoyens envers les milieux naturels.

Malgré les beaux souvenirs du peuple maya, des volcans imprenables et du surf, l’artiste n’a pu s’empêcher d’illustrer la crise qui sévit actuellement au Québec. Après avoir vu les étudiants et les professeurs se faire gazer au collège Lionel-Groulx, le peintre a décidé de créer un corpus d’œuvres sur ce sujet. «Il est facile de taxer notre jeunesse, mais il est inacceptable que l’on donne 3 000 milliards en pétrole à Petrolia, qui puisera à même notre richesse collective dans les sous-sols d’Anticosti», critique-t-il. «C’est pour quand la nationalisation des ressources?», se demande l’artiste.

Au total, plus de 70 œuvres et cinq collections seront présentées à la Maison Garth, où vous pourrez rencontrer Charlem qui peindra en direct durant l’exposition. Heures d’ouverture: samedi, de 10 h 30 à 19 h, et dimanche, de 10 h 30 à 17 h. Pour plus d’informations, contactez l’artiste aux coordonnées suivantes: [www.charlem.com], info@charlem.com, 514-265-8885.

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