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Cégeps en spectacle: une finale locale variée et relevée

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Cégeps en spectacle: une finale locale variée et relevée

C’est sous la thématique toute simple de Spectacle que s’est déroulée la 31e finale locale du concours Cégeps en spectacle, au Collège Lionel-Groulx.

Le décor aux objets iconoclastes, de même que les interventions des animateurs Stéphanie Thiffault et Olivier Conti-Legault ont ainsi pris la forme d’une aventure débridée dans un studio de télé, où le duo s’en donne à cœur joie en enfilant les costumes de personnages bien connus pour présenter les numéros.

Une fois de plus, les participants ont pu compter sur la solide présence de l’orchestre-maison pour appuyer leurs prestations ou assurer la fluidité de la soirée, de même que sur celle d’une équipe technique aux aguets pour garantier le bon déroulement du spectacle et leur apporter son aide, parfois en direct. Mais avant de couronner la formation 8-Bits et de saluer les performances de Marina, Gabrielle et les TM, ainsi que de Mambo Tango Rambo, le jury a dû prendre en considération une panoplie de candidats prétendant au titre.

Ce sont les complices et décontractés Gars du Troisième (Alex Flamand, Jordan Desjardins, Benoît Bourdeau, Antoine Bilodeau et Raphaël Biscotti-Chabot) qui ont brisé la glace, offrant deux bonnes compositions folk-rock aux textes d’une habile poésie du quotidien.

Souriants, ils laissent la place au duo formé des guitaristes flamenco Horéa Pauna et Sébastien Pomerleau. On se souvient du premier comme étant le gagnant de la précédente édition, après avoir soufflé le jury et la foule avec son doigté vertigineux. Cette fois, il s’allie à Pomerleau pour une performance agile, rapide et tout aussi marquante, les deux autodidactes interprétant d’abord Voodoo, puis imprimant une saveur latine au classique Stairway to Heaven. Ils quittent la scène sous un tonnerre d’applaudissements, alors que Vicky Auger Tremblay prends le relais.

Elle entame sans préambule la monumentale Amsterdam de Jacques Brel, à laquelle elle prête sa voix puissante et claire, rendant avec nuances la progression dramatique de la musique et du texte. Même son de cloche du côté de Je suis malade, de Serge Lama, qu’elle interprète avec conviction et émotion, sa voix vibrante résonnant comme les cuivres. Sa prestation, très appréciée du public, en précède une d’un tout autre style.

Shany Tallard et Jessica Renaud présentent l’unique numéro de danse du concours, avec un hip-hop freestyle. Leurs gestes sont précis et complexes, exécutés avec synchronisme et concentration, qu’elles interprètent des rythmes industriels ou plus sensuels.

À son tour, Maxence Lapierre s’installe au piano. «C’est à propos d’un ami», dit-il sobrement pour dédier sa pièce à un jeune homme proche de lui qui s’est enlevé la vie. À la fois sombre et lumineuse, sa composition propose une très belle mélodie, des paroles presque parlées, doucement, qui se transforment en envolées nuancées.

Le suit sur scène une autre soliste, cette fois à la guitare. Héloïse Maillé Bizier y va de deux compositions toutes personnelles, une abordant un amour perdu et l’autre se voulant le «cri du cœur des intimidés». Elle révèle une voix dont la douceur étonne dans la première, contrastant avec la personnalité énergique qu’elle dévoile dans la seconde et dans ses interventions parlées.

Avec Ah, pas encore des princesses!, le groupe composé de Kathy Chaput, Frédérike Montreuil, Audrey Bellerose-Battagliani, Laurence Ross-Bérubé et Liliana Reyes-Cerritos propose un pot-pourri de leurs chansons favorites tirées des films de Disney ayant bercé leur enfance. Entièrement a capella, leur numéro ravit le public par ses harmonies vocales et sa mise en scène dynamique.

Pendant la délibération du jury, c’est avec la formation toute féminine Fa-Sept que le public a facilité son attente. On se souvient d’elles pour avoir remporté la troisième position l’an dernier, et c’est avec autant de fougue et de variété musicale, la même cohésion, mais moins de nervosité et plus de rires qu’elles nous aident agréablement à patienter jusqu’au verdict.

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