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Aiôn (Dargaud, collection Vision du futur).

Bulles à lire: Aiôn – Thorghal – Les mondes de Thorgal

L’avenir! Que deviendra notre futur? Voilà certes une question existentielle que la race humaine s’est toujours posée au fil des siècles. Sera-t-il meilleur ou pire? Si on ne peut y répondre avec toute la certitude voulue, on peut cependant tenter d’imaginer ce à quoi il pourrait bien ressembler. Des philosophes, savants et écrivains sont du nombre à avoir émis leurs hypothèses, selon leurs perceptions du moment, tout comme de nombreux bédéistes. Et voilà qu’une nouvelle génération de scénaristes et dessinateurs s’ajouteront au cours des prochains mois à la liste.

Et ceux-ci pourront imaginer notre futur commun par l’entremise de la nouvelle collection Visions du futur, que la maison d’édition Dargaud vient de lancer. Déjà, un premier titre, Aiôn, est disponible au Québec et cinq autres paraîtront d’ici la fin de la présente année. Et, particularité intéressante, le nombre de pages et le format varieront d’un titre à l’autre. Surtout, à la différence de certains de leurs aînés, ces nouveaux scénaristes et dessinateurs ont choisi de ne pas raconter des histoires d’extraterrestres: ils placent l’individu au centre de leurs préoccupations.

Un album et plusieurs thématiques

C’est le cas dans Aiôn, alors que nous nous retrouverons en 2312 avec Lexi Néel, en mission à travers la galaxie pour le compte d’une grande entreprise terrienne. Plongée en hibernation depuis plusieurs années, elle est réveillée par l’androïde programmé pour l’accompagner.

Son vaisseau la conduit vers la planète Aiôn, d’où un message de détresse a été envoyé. Sur place, elle découvre Maxine, l’intelligence artificielle chargée de veiller sur une station scientifique à l’abandon et sur son dernier occupant humain, Elliot Lorentz, un physicien réduit à l’état de cadavre. Après avoir vécu une expérience corporelle étrange, Lexi perd connaissance et reprend ses esprits en… 2296, au côté du même Elliot Lorentz bel et bien vivant. Sans le savoir, Lexi va se retrouver au cœur d’une expérience temporelle dont elle va elle-même devenir le cobaye…

Ce premier récit, signé par le scénariste et dessinateur Ludovic Rio, qui a étudié la bande dessinée à l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême, en France, porte certes sur le thème classique du voyage à travers l’espace-temps, mais s’attarde aussi sur les relations que nous développerons, d’ici quelques années, avec des androïdes conçus pour obéir à nos instructions et sur le bien-fondé moral de certaines expériences scientifiques. Intéressant!

Thorgal: un dernier titre pour Rosiński

Voilà ici un album, si ce n’est déjà fait, à ajouter à sa collection puisque le 36e titre de la série Thorgal est le tout dernier du dessinateur Grzegorz Rosiński, qui a annoncé, au mois d’août 2018, à 77 ans, sa décision d’arrêter de dessiner Thorgal. L’album intitulé Aniel (Le Lombard) met donc un terme à toute une saga puisque c’est en 1977 que Rosiński publiait sa première planche de Thorgal, sur un scénario de Jean Van Hamme, dans le journal Tintin.

On connaît évidemment la suite, et surtout le succès indéniable qu’a connu cette série avec ses 16,6 millions d’exemplaires vendus, dans 18 langues, et 400 000 titres vendus chaque année. Il y a aussi les trois séries parallèles des Mondes de Thorgal, qui elles, se sont écoulées à 1,6 million d’albums vendus.

Et c’est justement Fred Vignaux, actuel dessinateur de la série parallèle Kriss de Valnor, aux crayons pour les deux plus récents titres, qui prendra la relève; un choix que Rosiński approuve. Pour avoir un aperçu du travail de Vignaux, on peut d’ailleurs lire le 8e et dernier titre de cette série parallèle, intitulé Le maître de justice (Le Lombard), dont la couverture est cependant signée Rosiński.

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