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Blake et Mortimer

Blake et Mortimer

C’est en 1996 que la série Blake et Mortimer, du regretté Edgar P. Jacobs, décédé neuf ans plus tôt, devait renaître de ses cendres. Le dernier album signé Jacobs datait de 1977 et c’est le dessinateur Bob de Moor qui, en 1990, avait complété le deuxième tome de Les 3 formules du professeur Sato. En 1996, les successeurs de Jacobs avaient alors pour noms Jean Van Hamme, au scénario, et Ted Benoît, au dessin. Afin d’assurer une succession efficace, la maison d’édition avait, à l’époque, décidé de confier cette série à un autre duo, soit le scénariste Yves Sente et le dessinateur André Juillard, appelé à relayer l’autre d’album en album. Les deux duos ont signé de bons titres, mais aussi des carrément moyens. Bref, cette reprise de la série Blake et Mortimer semblait tirer de la patte, même si les ventes, elles, n’avaient jamais décliné. Au contraire. Il fallait donc relancer de nouveau cette série culte de la bande dessinée.

C’est maintenant chose faite avec la parution de l’album La malédiction des trente deniers – tome 1 (Éditions Blake et Mortimer), que signe le toujours aguerri Jean Van Hamme, de retour après une absence de huit ans, et les dessinateurs que sont les regrettés René Sterne et sa veuve, Chantal De Spiegeleer. Celle-ci a pris la relève au dessin après le décès de son mari, en novembre 2006. À ce moment, une quarantaine de planches avaient été complétées.

Pour ce 19e album, le professeur Mortimer est cette fois confronté à une découverte archéologique bouleversante: les 30 deniers que Judas, l’apôtre maudit, a reçus pour sa traîtrise contre Jésus. Un de ces deniers est entre les mains du docteur Markopoulos, conservateur du musée d’Athènes, et, bien évidemment, celui-ci est fortement convoité, tout comme les 29 autres enfermés dans un coffret. Et bien évidemment, le sinistre colonel Orlik, embauché par un homme d’affaires nostalgique rêvant de dominer le monde, sera de la partie.

Voilà donc le professeur Mortimer et le colonel Blake de nouveau sur les rails avec un scénario à saveur archéologico-fantastique digne de ceux qu’a signés Jacobs. On a donc bien hâte de lire la suite, surtout qu’on retrouvera un nouveau dessinateur aux commandes pour le deuxième tome, Aubin Fréchon, un nouveau venu dans la bande dessinée dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il a travaillé pour les studios Disney sur les aventures de Winnie l’Ourson. Comme quoi, le mystère est toujours de la partie avec Blake et Mortimer!

Benoît Bilodeau

benoitb@groupejcl.com

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