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Blues: Harry Manx et les autres

Harry Manx

Blues: Harry Manx et les autres

En matière de blues, il y a Harry Manx et les autres, et le musicien n’a de cesse de nous étonner à chaque visite, avec de nouveaux instrumentistes qui amènent immanquablement ses compositions blues hindoustani vers de nouveaux horizons.

Véritable citoyen du monde, né à l’Île de Man, petit Harry aura vécu au Canada avant de s’envoler vers le Brésil comme le Japon. Mais c’est en Inde qu’il devenait l’élève de Vishwa Mohan Bhatt et qu’il s’évertuait à passer de la slide guitar à la mohan veena, auxquels instruments il ajoute le banjo et l’harmonica, en plus de chanter d’une voix chaude et profonde.

Mais c’est la présence d’une chanteuse indienne qui changeait tout, dimanche dernier, avec un percussionniste, un bassiste harmoniciste ainsi que le claviériste avec lequel le bluesman jouait en duo, lors de son dernier passage chez nous, à l’église Sacré-Cœur.

Notre plus grand souvenir demeurait le superbe spectacle en duo avec le pianiste Michael Kaeshammer, quoique le beau-frère qui avait capoté sur ce spectacle semblait tout aussi heureux dimanche dernier, sinon plus encore.

Dans les moments forts de la soirée, il y eut certes la reprise de la chanson Jean Batailleur. Wilfred peut aller se rhabiller, puisque même Zachary aurait été sur le derrière d’entendre une telle interprétation qui mettait en vedette le percussionniste et multi-instrumentiste du groupe.

Les musiques sont parfaitement originales et le compositeur extrêmement prolifique, puisqu’il nous présentait son douzième disque intitulé Om Sweet Ohm que les gens se procuraient avec enthousiasme au cours de l’entracte.

Ce furent donc deux heures de musiques aux intonations indiennes sur rythmes de blues avec quelques interprétations aussi, notamment, la reprise de Voodoo Child de Jimi Hendrix.

Harry Manx est un grand voyageur et il ne passe jamais deux fois par le même chemin. Autant ses instruments que ses compositions bougent, la géométrie de ses groupes d’accompagnateurs est constamment en mouvance et même les chansons connues diffèrent à chaque interprétation, selon la contribution de nouveaux instrumentistes.

J’avoue que la chanteuse indienne m’a un peu laissé en plan dans ses deux premières interprétations. Mais considérez cette critique comme une balle perdue plutôt qu’un tir groupé, puisque la dame a littéralement séduit la foule et il faut avouer que ses mélopées avaient une réelle incidence sur la structure musicale.

Le côté indie est-il en train de prendre le pas sur le blues dans l’univers de Harry Manx? Ce serait à souhaiter et il ne suffirait que de quelques percussions supplémentaires pour que Bollywood devienne la mec du blues.

Pour la suite des choses, sachez que Yann Perreau sera en formule cabaret à l’église Sacré-Cœur, ce 2 mars, pour nous présenter À genoux dans le désir qu’il a concocté avec Claude Péloquin. On réserve en composant le 450-434-4006.

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