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Beau Lundi de fin d’été

(Photo Michel Chartrand)

Beau Lundi de fin d’été

Juan Sebastian Larobina

À peine une quinzaine de spectateurs s’étaient rendus dans le parc Claude-Jasmin, lundi dernier, alors que la pluie arrosait copieusement la petite gloriette sur laquelle se réfugiaient Juan Sebastian Larobina et ses musiciens, qui s’entêtaient tout de même à jouer pour la poignée d’irréductibles de la série des Beaux Lundis boisbriannais.

Et ce fut heureux puisque le Gaspésien d’adoption, qui chante et compose tout aussi bien en français qu’en espagnol, aura peu à peu réussi à rattraper quelques autres mélomanes et la dentelle de parapluies donnait finalement l’impression d’une véritable foule. À tout le moins, une foule vraiment intéressée par ce qui se passait sur scène, ça c’est sûr.

Et sur scène il y avait guitare et mandoline, batterie et contrebasse, voire un harmonica pour interpréter des compositions qui s’inspiraient notamment de la Bolduc, avec Ça va venir découragez vous pas, mais réécrite en espagnol, pour critiquer l’hyperconsommation.

Les mots du regretté Sylvain Lelièvre étaient repris dans Les mangeurs de morue et il faut dire que Larobina a un univers dûment constitué et que le musicien-chanteur est finalement parvenu à nous convaincre que la pluie, c’est comme les monstres sous le lit: suffit de l’ignorer pour qu’elle disparaisse.

On a aussi eu droit à une chanson intitulée Todos somos africanos, inspirée par la découverte anthropologique de Lucie, ainsi qu’une autre pièce de son cru très appropriée avec Chanter sous la pluie.

Mais le temps qui passe ne revient pas, comme disait l’autre, et c’est à l’obscurité naissante que se terminait cette prestation. Sans doute l’administration boisbriannaise devra-t-elle songer à un éclairage pour les trois derniers spectacles de la saison, parce que ce seront assurément des choses à voir.

R & B, jazz et classique en trois spectacles

Le prochain rendez-vous, celui du 9 août, nous amènera la chanteuse rhythm’n’ blues Lou Simon, dont la formation en piano classique appuie une superbe voix. La dame a donné plus de 300 spectacles au cours des cinq dernières années, avec une participation à tous les grands festivals de blues à travers le pays.

Puis le jazz de type ballroom retentira dans le parc Claude-Jasmin, avec la vingtaine de musiciens du Bigbandissimo. On entendra aussi du swing comme du latin, voire du disco. Ce sera le 16 août, dès 19 h 30. L’orchestre est dirigé depuis dix ans par Dominic Forget et l’énergie sur scène soulève l’enthousiasme des foules partout où l’ensemble se produit.

Finalement, l’Orchestre philharmonique des Basses-Laurentides sera invité à clore la série, le 23 août, et veuillez noter que ce spectacle sera exceptionnellement remis au 24 août, en cas de pluie.

Il s’agit d’un orchestre intermédiaire dirigé par Jean-François Renaud qui vous proposera l’Ouverture Egmont, les 2es mouvements de la 1re et la 7e Symphonie de Beethoven, également Capricio Espagnol de Rimsky-Korsakov, tout comme Amazing grace et les trames filmiques de Gladiateur et The Typewriter.

En souhaitant que, pour une fois, la pluie nous laisse déguster ces bonnes choses au sec, c’est toujours au 305, chemin Grande-Côte, les spectacles durent soixante minutes et parfois un peu plus. Apportez votre chaise.

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