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Bach sous les chandelles

(Photo Yves Déry)

Bach sous les chandelles

Musique

Ce fut une superbe fin de semaine que celle de la fête du Travail; malheureusement, pour le promoteur de musique classique Michel Corbeil et sa pianiste invitée, Emmélia Blais-Dowdy, le soleil leur aura ravi plus de la moitié de l’audience habituelle à cette série de concerts.

C’était donc au Centre culturel et communautaire Thérèse de Blainville que la jeune pianiste (elle a tout juste vingt ans) donnait son premier concert sous les chandelles, avec animation.

Ce fut un apprentissage pour la musicienne qui s’était donné un élément de difficulté extrême en interprétant, en première partie, Aria de variations Goldberg, le Concerto Italien et la Suite anglaise no 3. Il faut le dire, la soliste a eu des hésitations de toute évidence dues à la nervosité, mais par-delà ces petites fautes, les gens ont tout de même bien perçu le talent.

C’est aussi pour ça que les concerts de Michel Corbeil sont importants: permettre à de jeunes instrumentistes d’apprivoiser la scène et un public et, en ce sens, le concert d’Emmélia aura été important pour la suite de sa carrière.
À preuve que c’est le stress qui a quelque peu brisé la concentration de la musicienne pour provoquer des fautes, la deuxième partie, qui s’ouvrait de façon beaucoup plus mélodique avec Jésus que ma joie demeure, pour ensuite se nourrir de trois fugues et autant d’inventions du compositeur, puis Sinfonia, Solfeggietto et Les moutons peuvent paître, a suffisamment plu aux mélomanes réunis pour que l’on revendique un rappel.

Et, compte tenu du beau temps qui a gardé le bon peuple à l’extérieur, vous pouvez être assurés que ceux qui l’ont fortement applaudie connaissaient non seulement le piano, mais tout autant Jean-Sébastien Bach.
À propos d’Emmélia Blais-Dowdy, un passage de son mot dans le programme nous est paru vraiment intéressant, alors qu’elle allègue chercher «à comprendre le passé dont nous héritons» et, de cette compréhension de ce qui fut, la musicienne «tisse des liens vers aujourd’hui». On aura compris que, dans cette optique, Bach s’imposait tout naturellement.
À venir, Schumann et Beethoven

Il faudra vous rendre à Montréal, plus précisément à l’église Saint-Jean-Baptiste, sise à l’angle des rues Saint-Denis et Rachel, pour le concert de Schumann interprété par Richard Keighan. Ce sera le samedi 10 octobre, à compter de 20 h.

Mais c’est encore une fois au Centre culturel et communautaire Thérèse de Blainville que Michel Corbeil vous présentera l’œuvre de Ludwig Van Beethoven et les mélomanes seront contents d’apprendre que c’est Myriam Roy qui sera au piano. Ce concert est donné en après-midi, dès 14 h, et vous pouvez obtenir davantage de renseignements en composant le 450-419-9148.

L’animation est toujours donnée par le promoteur lui-même, avec des notes historiques, et le prix d’entrée varie entre 20 $ et 25 $, ce qui est tout à fait modeste compte tenu de la valeur des artistes présentés. Vous pouvez également passer par le site www.concertchandelle.com pour consulter l’ensemble de l’offre du promoteur.

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