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Charlem, chemin du roi, peinture, maison Hamilton, Rosemère

Charlem et son tableau «Le chemin du Roi», lequel donne son titre à l’exposition en cours. (Photo Claude Desjardins)

«Baleine à bosse» (sculpture en bois de mer), de Charlem. (Photo Claude Desjardins)
«Le dieu païen» (sculpture en acier), de Charlem. (Photo Claude Desjardins)

Arts visuels : Charlem et le chemin de l’unification

L’univers étant issu de la réunion, dans l’espace et le temps, d’éléments interreliés et interdépendants, tous régis par des lois, ce n’est pas innocemment qu’on emploie ce terme pour désigner une œuvre artistique. En peinture, on dira par exemple «l’univers pictural», comme celui de Charlem Lepeintre, que nous visitons une fois l’an depuis des lustres.

C’est un rendez-vous printannier auquel nous avons pris goût, l’artiste installant ses tableaux et ses scultpures au premier plancher et à l’étage de la Maison Hamilton, à Rosemère, cette fois sous le titre Le chemin du Roi, c’est à dire le même qui coiffe l’un des plus récents tableaux de Charlem et qui nous fait faire un pas de plus sur ce territoire qu’il explore sans relâche. «Ce tableau-là, j’en suis vraiment content», exprime l’artiste en parlant de cette œuvre peinte à l’acrylique, un tableau qui nous mène encore en quelque contrée mythique, un lieu où se côtoient le jour et la nuit, où il est possible d’emprunter un chemin de lumière, tant pour se purifier que pour passer d’un temps, d’une époque à l’autre. On reconnaît la manière Charlem, sa palette et sa façon de composer des atmosphère vaporeuses et mystérieuses, des lieux où cohabitent des esprits et des créatures appartenant à toutes les mythologies. On reconnaît tout ça, en même temps qu’on note l’apparition récente de structures bâties.

L’unification des styles

«Je m’en vais vers ça», dit-il, en parlant de cette envie de reproduire des châteaux et des cités, ajoutant qu’il y songeait depuis longtemps. «Mais ça prend une grande habileté technique pour bien le rendre», poursuit-il, d’où cette fierté manifestée plus haut.

Mieux encore, après plus de vingt ans de pratique, dont les cinq dernières à plein temps (il a 36 ans), l’artiste sent qu’il arrive à un moment crucial de sa carrière, qu’il a atteint un certain plateau d’où il peut observer les choses et faire un constant important. En installant ses œuvres (les anciennes comme les nouvelles) et en faisant le tour de l’exposition, Charlem y a perçu une évidente unification des styles et des collections qui ont jalonné son parcours de peintre. «Je trouve que mon univers commence vraiment à prendre forme. Le filon est clair. Je suis dedans. Je pioche et je martèle», suggère-t-il.

L’image résume assez bien le personnage pour qui arriver ne veut pas dire s’installer. Quand on connait bien le bonhomme et l’énergie qui l’habite, on devine qu’il en fera une rampe de lancement qui le projettera ailleurs.

Idées de grandeur

Cet ailleurs, il sera évidemment pictural, lui qui n’a en a pas fini avec le langage des couleurs, mais de plus en plus sculptural, une passion qui est apparue il y a quelques années et qui ne se dément pas, bien au contraire. Bois de grève, albâtre, acier, tels sont les matériaux qui s’empilent dans son atelier et qu’il travaille pour composer un bestiaire peuplé de dragons, de gobelins, de baleines et autres créatures fantastiques, des pièces qui montrent des dimensions «raisonnables», jusqu’ici, mais qui préfigurent un gigantisme latent. «Je viens de m’acheter une soudeuse», dit-il, sur le ton de celui pour qui tout est désormais possible et qui rêve de créer des sculptures monumentales qu’il installera à demeure dans des lieux publics.

Pour l’instant, vous avez quelques jours pour visiter l’exposition Le chemin du Roi, qui se poursuit jusqu’au 21 mai, de midi à 20 h, à la Maison Hamilton sise au 106, chemin de la Grande-Côte à Rosemère. Pour en savoir davantage sur l’artiste et son œuvre, visitez le [www.charlem.com].

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