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Art contemporain: l'intime et l’insolite

Guy Nadeau

Art contemporain: l’intime et l’insolite

Ce sont trois univers complètement différents et intimistes que découvriront les visiteurs au Musée d’art contemporain des Laurentides, à Saint-Jérôme, jusqu’au 2 février prochain: Cette terre dans mes os, de Jeane Fabb, Fictions architechtoniques, de Guillaume Lachapelle, et Aire d’enjeux, de Guy Nadeau.

Plusieurs amateurs d’art, curieux, s’étaient déplacés dimanche dernier à l’occasion du vernissage, pour y rencontrer les artistes qui présentaient leurs dernières créations, à l’exception de la photographe Jeane Fabb, qui est décédée au printemps.

Pour son dernier projet, celle-ci a voulu rendre hommage à la nature, au rôle singulier que les femmes y occupent. La photographe a cristallisé sur pellicule, 25 Laurentiennes avec lesquelles elle a exploré l’écologie et le féminisme.

On voit sur chacune de ses images, immortalisant un paysage des Laurentides, une femme tenant un objet lié à la nature. Le noir et blanc privilégié fixe l’attention sur la symbolique rattachée à chacune d’elle.

Kanila Lefebvre, Bernadette Boivin, Monique Blais et Nicole Fafard, qui ont toutes trois posé dans le cadre de ce projet, se sont présenté au musée, dimanche, pour partager entre elles et avec émotions, l’œuvre posthume de l’artiste-photographe, qui se veut de toute évidence un hymne à la beauté de la femme sans artifices.

Les modèles de Mme Fabb considèrent que la rencontre entre elles faisait aussi partie de la démarche de la photographe. D’abord se réapproprier son pouvoir sur la nature en tant que femme, mais aussi garder contact, comme pour donner encore plus de force au mouvement enclenché. «La femme a toujours joué un rôle important dans la nature et pendant longtemps, ç’a été tenu sous silence», fait remarquer Monique Blais, en racontant sa participation au projet créatif de l’artiste Fabb.

Après cette série d’images suggestives, c’est un tout autre univers qui attend les visiteurs, celui de Guillaume Lachapelle, un artiste créateur de maquettes, désormais reconnu, et qui promène ses maquettes miniatures d’une exposition à l’autre, en Amérique comme en Europe.

Pour cette exposition, il a réuni la majeure partie du travail qu’il a réalisé au cours des 15 dernières années. Soucieux des détails, l’artiste Lachapelle a su créer des maquettes raffinées et suggestives grâce à la technologie dont il se sert pour leur apporter du mouvement et ainsi un aspect de réalisme. L’artiste dit vouloir montrer l’aspect fictif du réel, il propose ainsi des lieux, des ambiances.

L’équipe du musée n’a d’ailleurs pas hésité à faire quelques trous dans ses murs pour recréer l’effet de profondeur recherché. C’est ainsi que les visiteurs peuvent découvrir une allée de bibliothèque miniature en 3D, qui semble tout droit sortie d’un univers enchanté.

Dans la troisième pièce, ce sont les territoires de jeux intrigants de Guy Nadeau, qui accueillent les visiteurs. Habituellement, le professeur de sculpture au cégep de Saint-Jérôme crée des œuvres surdimensionnées. Cette fois, il a privilégié des installations en format régulier pour explorer la symbolique du jeu.

«Ce travail conclut une décennie d’échantillonnage d’espaces générés par des trames ludiques de jeux et d’arènes afin de recomposer les rôles et placer le spectateur au centre de nouveaux», explique l’artiste Nadeau.

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