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Aladdin: mystère, magie et fantaisie

Aladdin (Raphaël Boivin) découvre une lampe mystérieuse dans la caverne des merveilles.

Aladdin: mystère, magie et fantaisie

Lampe aux pouvoirs insoupçonnés, caverne des merveilles, tapis volant… l’univers d’Aladdin en est un rempli de magie et de mystère. Le metteur en scène Guillaume Turcotte s’y est intéressé pour créer, à la tête d’une imposante équipe de conception, d’interprétation et de technique, la plus récente comédie musicale produite par le Socioculturel du Collège Lionel-Groulx.

Pour sa huitième mise en scène, Turcotte a choisi de s’éloigner des enjeux sociaux et des sujets sensibles pour se rapprocher de l’humain sur un plan plus personnel. Dans l’atmosphère exotique de la cité d’Agrabah, Aladdin et Jasmine trouveront l’amour, triomphant du mensonge et de la cupidité, réalisant l’importance de l’honnêteté envers les autres, mais surtout envers soi-même.

La scène du théâtre Lionel-Groulx s’est ainsi trouvée baignée de couleurs vibrantes et de musique  vivante les 8 et 9 janvier derniers, alors que la troupe et l’orchestre prenaient d’assaut le plateau.

L’histoire

Dès l’ouverture du rideau, on se retrouve plongé dans l’ambiance fébrile du marché, où se croisent et se mêlent les différents personnages de l’histoire. Celle-ci ne s’éloigne guère de celle proposée par le dessin animé de Disney paru en 1992 : Aladdin, jeune voleur au cœur pur, se voit piégé par le grand vizir royal afin qu’il s’introduise dans la caverne des merveilles pour y récupérer une lampe mystérieuse. Par mégarde, il frotte la vieille lampe et devient le maître du Génie qui en sort. Ce dernier lui accorde trois vœux qu’Aladdin utilise pour tenter, sous l’identité fabriquée d’un prince, de gagner le cœur de la princesse Jasmine, qu’il avait d’abord rencontrée au marché alors qu’elle y déambulait incognito pour fuir la cage dorée du Palais d’Agrabah.

Une belle production

Le décor nous transporte du marché à la caverne des merveilles avec ingéniosité, les étals des marchands pivotant sur eux-mêmes pour révéler des montagnes de richesses. Surplombant le tout, le palais du Sultan, tout en découpes, révélant derrière lui le ciel du désert aux nuances chaudes et changeantes.

Évoluant dans cet univers, un Aladdin doux et rêveur (Raphaël Boivin) et une Jasmine à la fois forte et ingénue (Charlotte Amyot-Ladouceur). Cherchant à leur mettre des bâtons dans les roues, il y a le duo également diabolique et attachant du grand vizir Jafar (Philippe Chrusten) et de son acolyte Iago (Frédérique Labelle, particulièrement juste et punchée).

Mais les amoureux improbables comptent aussi des alliés, à commencer par le Génie haut en couleurs personnifié par Cassandre Careau ainsi que l’amusant et candide Sultan campé par Alexis Tremblay. Ces personnages s’acoquinent rapidement le public, à l’instar des amis d’Aladdin, Babkak (Antoine Hatem), Omar (Miryam Amrouche) et Kassim (énergique Olga Bah), dont les pitreries font bien rire. Entourant tout ce beau monde, gardes, marchands, princes et villageois, créant des tableaux dynamiques et colorés par les superbes costumes, dans une mise en scène rythmée et sans temps morts.

Vivant et rythmé

Chaque interprète tire son épingle du jeu, les harmonies vocales riches dans les numéros de groupe et les solos emplis d’émotion, sont rendus avec cœur et sincérité. On rit aussi beaucoup, particulièrement des anachronismes insérés ici et là, des interventions du Génie avec le public, du rire démoniaque de Jafar et Iago, on s’émerveille de l’illusion de tapis volant, on frémit alors que Jafar se métamorphose en un sorcier puissant. Et grâce à la présence de l’orchestre dans la fosse, on se sent totalement immergé dans toutes les facettes de la vie d’Agrabah, avec ces mélodies rythmées, vivantes, arabisantes mêlées de rock et de pop pour une facture à la fois exotique et actuelle, à l’image de cette nouvelle production du Socioculturel du Collège Lionel-Groulx.

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