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Adamo, d’hier et d’aujourd’hui

(Photo Pierre Latour)

Adamo, d’hier et d’aujourd’hui

Chanson

Je vais essayer d’écrire de bons mots sur un spectacle que j’aurais voulu aimer. Mon intention est de retrouver la part de Jeunesse d’aujourd’hui dans ce chanteur d’hier, ce Salvatore Adamo qui chante toujours l’amour juvénile et l’innocence du romantisme d’avant rock’ n roll, ce chanteur anachronique depuis toujours qui débarquait au Théâtre Lionel-Groulx, la semaine dernière.

En fait, Adamo était déjà quétaine sur les ondes du canal 10 quand Inch’Allah servait d’intermède avant le Capitaine Bonhomme et que Tombe la pluie révélait ce charmeur de foules. Laisse mes mains sur tes hanches était encore pour moi un fantasme de cousine à l’époque où l’on demandait Vous permettez monsieur?, pour embrasser sa fille.

Les époques sont passées comme un long train avec toute sa marchandise de nouveau stock à distribuer sur les scènes, mais ce Belge, Italien par son père, n’a jamais changé la formule, parce que formule il y a bel et bien dans ce spectacle de chanteur de charme.

L’écriture des chansons laisse transparaître un plan, celui de la belle pensée moulée sur de bons sentiments qui riment, le tout enrobé de musiques plutôt banales.

Même les petits laïus entre les chansons semblent écrits de la même main et empreints de cette intention de séduire sans jamais choquer, pour plaire à tout coup.

Il y eut bien un regain d’énergie, une manière de crescendo qui nous menait vers la tombée de rideau, mais en conclusion d’un spectacle qui nous a surtout laissé sur l’impression que rien ne ressemble plus à une chanson d’Adamo… qu’une autre chanson d’Adamo.

C’est fait, le méchant est sorti.

Mais pour ses admirateurs (on ne parle pas de fans à cet âge-là), ceux et surtout celles qui ont chanté J’avais oublié que les roses sont roses et C’est ma vie (avant qu’on en fasse une pub de lait), pour tous ces gens qui ont aimé Salvatore Adamo et qui revendiquaient de lui une chanson en italien, bref, pour tout ce beau monde qui remplissait le parterre du théâtre, ce fut assurément le spectacle qu’ils attendaient avec la voix, la présence et le charme intemporel de cette icône des années 1960 qui a traversé les décennies, et même le siècle.

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