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Absurde à souhait!

(Photo Pierre Latour)

Absurde à souhait!

L’Affaire Ronsolini

Imaginez une trame confondant la folie du jeu parodique des comédiens de la télésérie Le Cœur a ses raisons, l’hilarante invraisemblance de Jean Dujardin interprétant l’agent OSS 117 et autour de laquelle se tisse une histoire digne d’un roman d’Agatha Christie. Vous aurez une bonne idée du contexte où nous plonge L’Affaire Ronsolini, la plus récente production d’Utopia Théâtre, présentement à l’affiche à la salle Antony-Lessard de l’Espace Claude-Henri-Grignon de Saint-Jérôme.

L’Affaire Ronsolini, une pièce écrite et mise en scène par Mathieu Handfield, exploite un bon filon, l’intrigue loufoque et met en présence sur un plateau de tournage des personnages colorés, plus grands que nature. On a l’impression d’assister à un véritable souper Meurtre et mystère dont les personnages seraient empruntés au jeu de société Clue.

Mais bien au-delà des comparaisons, la performance des comédiens de la troupe Utopia Théâtre arrive à impressionner. C’est un théâtre de création qui utilise un imaginaire fort intéressant. Certains d’entre eux ont à camper jusqu’à trois rôles différents et arrivent à les rendre crédibles et à bien les caricaturer.

Non seulement les comédiens doivent faire des changements rapides de costumes et d’accessoires (lunettes, moustaches, chapeaux), ils doivent également transformer la scène. Tous les éléments du décor sont manipulés par les acteurs dans une routine très efficace. Nous n’y voyons que du feu. Nous nous retrouvons rapidement projetés dans un studio de tournage, un bar, une chambre, une cantine en l’espace de quelques secondes.

Les comédiens habillés dans des costumes des années cinquante et s’exprimant la plupart dans un langage soutenu, voire littéraire, insèrent ici et là des expressions familières dans les dialogues, ce qui ne manque pas de surprendre et de provoquer quelques éclats de rire. L’auteur Mathieu Handfield a créé pour lui-même un personnage appelé Philippe Dugongu, un scénariste névrosé, tout a fait réussi. Ce dernier articule ses pensées à haute voix avec l’intonation du narrateur de l’histoire. Jean-Philippe Baril Gérard qui tient le rôle d’Igor Grabostine et Karine Gonthier-Hydman incarnant Jessica Blanche, prennent la peau de détectives au cours de cette histoire et ont de grands souliers à porter. Ils donnent le rythme à cette toute nouvelle création d’Utopia Théâtre qui se veut aussi un clin d’œil au génie cocasse de George Feydeau.

Pour ceux qui désirent voir cette pièce, il reste encore quatre représentations soit ce samedi 24 juillet ainsi que les jeudi 29 juillet, vendredi 30 juillet et samedi 31 juillet prochains. Il est possible de se procurer des billets à la bibliothèque Marie-Antoine-Foucher, située au 101, place Curé-Labelle, à Saint-Jérôme ou de réserver des billets au [www.productionsutopiatheatre.com].

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