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Chantal Lamoureux, directrice générale et artistique d’Odyscène.

Pour Odyscène, la gestion du calendrier est un enjeu majeur

La COVID-19 et le milieu du spectacle

Le monde de la culture est lourdement affecté par la pandémie de COVID-19. Quand les autorités gouvernementales et sanitaires parlent de reprise graduelle, ces jours-ci, elles n’ont certainement pas en tête l’image d’une scène sur laquelle s’escriment des acteurs, ni même un orchestre, une troupe de danse ou un humoriste, devant une salle remplie de spectateurs ravis.

On entend ici et là que les musées et les centres d’exposition pourraient éventuellement rouvrir leurs portes en contrôlant le flot des visiteurs, en s’assurant de la sorte que les consignes de distanciation sociale soit respectées. Pour ce qui est des salles de spectacles, des festivals et des événements à grand rassemblement, les autorités ont été assez claires : rien avant le 31 août. Et même au-delà de cette date, il n’y a aucune certitude quant au moment où cette industrie-là sera relancée (ni comment), ce qui complique drôlement la tâche des diffuseurs.

Chez Odyscène, un organisme à but non lucratif qui assure la gestion du Théâtre Lionel-Groulx, du Cabaret BMO Sainte-Thérèse et de la salle Pierre Legault, à Rosemère, on continue d’afficher le même optimisme qu’en début de crise et l’on veut surtout s’assurer d’être fin prêt à rouvrir la machine dès que ce sera possible.

On a besoin de ces revenus…

«La gestion du calendrier est un enjeu majeur», pointe immédiatement Chantal Lamoureux, directrice générale et artistique d’Odyscène, qui entend par là que les efforts de son organisation ont été orientés vers le report plutôt que l’annulation des événements, d’autant plus que tous les spectacles de la fin de la saison affichaient complet, le 12 mars, moment où les rassemblements de tout genre ont été interdits au Québec. «On a besoin de ces revenus, dit-elle. Nous voulons à tout prix éviter les remboursements. On souhaite que les clients conservent leurs billets en appui à la culture et à leur diffuseur

À ce propos, il semble que le public soit au même diapason puisque jusqu’ici, environ 15 % de la clientèle souhaite se faire rembourser. On observe par ailleurs, en parcourant la programmation du diffuseur, que très peu de spectacles ont été annulés.

Mais qu’en sera-t-il lorsque le gouvernement autorisera la relance des salles de spectacles et qu’une offre nouvelle sera proposée public? C’est que, sur la base d’un sondage publié le jeudi 7 mai par Léger 360, iCible et Rideau, on apprend tout de même qu’à l’issue du confinement et au moment de la réouverture des salles, seulement 8 % des gens seraient prêts à acheter immédiatement un billet.

«La culture, comme tous les secteurs de l’économie, sera appelés à se réinventer. On doit revoir toutes nos stratégies et s’adapter aux nouvelles réalités. Il faudra miser sur les avantages de consommer à nouveau la culture pour convaincre la clientèle de réinvestir les salles. Nous devrons également rassurer les gens en leur communiquant notre plan de mesures sanitaires.»

Aide financière

On l’a vu, depuis le début de la pandémie, les gouvernements provincial et fédéral débloquent des sommes et annoncent des programmes ciblant différents milieux et différentes entreprises pour les aider à traverser la crise.

Un diffuseur comme Odyscène bénéficie, par exemple, de la subvention salariale d’urgence du Canada couvrant 75 % de la rémunération des employés. Cette subvention sera prolongée au-delà du 6 juin.

Par ailleurs, alors que le ministère du Patrimoine canadien est sur le point d’allouer un montant de 198,3 millions au secteur des arts et de la culture, on sait qu’une portion de 1 % sera spécifiquement versée au milieu de la diffusion.

Enfin, les subventions au fonctionnement provenant du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) et du ministère du Patrimoine canadien seront versées à l’avance aux diffuseurs.

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