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À la découverte du whisky

À la découverte du whisky

L’Écosse est un pays fascinant, avec son littoral de 10 000 kilomètres et ses 787 grandes îles. Lors de ma visite, notre guide nous gratifiait de citations poétiques de Robbie Burns. Prenons un whisky en son honneur, en 2009, pour célébrer le 250e anniversaire de sa naissance. Ce grand poète avait deux amours, son pays et le whisky.

On attribue à saint Patrick le procédé appris lors d’un voyage en France, au Ve siècle. La fabrication contrôlée se fait surtout dans les Highlands et dans les îles, depuis plus de deux siècles. Cette grande boisson se boit avec de l’eau, ce qui contribue à en révéler les saveurs, et sans glace. Lors d’une soirée typique à Glasgow, certains Écossais buvaient à la fois de la bière et du whisky dans deux verres séparés: c’est ce qu’on appelle un chaser.

Le malt, la céréale de base, est de l’orge germée, séchée à la tourbe et mélangée avec de l’eau des sources du pays, pour être distillée au moins deux fois. La notion de terroir est importante, car l’eau n’est pas la même partout dans le pays. On laisse vieillir le tout pour que les saveurs se développent avec complexité. Le minimum de séjour en fût est de trois années, mais ils sont plus intéressants après 10 années. Voici les single malt retenus.

12 ans: cela veut dire que le plus jeune a fait douze ans de séjour en fût, et même d’anciens fûts qui ont déjà servis.

Le Balvénie séjourne dans deux types de fûts, ce qui ajoute un peu de rondeur à sa complexité. Le Glenlivet vient de la ville du même nom, dans le Speyside, la région reconnue mondialement pour la délicatesse de ses whiskys, un équilibre sans faille qui m’a ramené dans mon été écossais, un panier fleuri avec une note d’épices, avec le plus doux et le plus pâle des alcools dégustés. On comprend que la marque soit une des plus vendues au monde et la plus vendue en Amérique.

Bowmore nous fait pénétrer dans un autre monde, celui du vent du large. La distillerie est sur l’île d’Islay, avec une tourbe différente. Ce n’est pas un whisky pour débutant. Sa typicité est particulière. On sent les effluves marins, sel et iode, suivis d’un bel équilibre entre les épices et la touche fumée, sur fond de caramel (genre toffee).

15 et 18 ans: la différence se voit et se déguste. L’alcool laisse la place à un monde de subtilité qui me fait penser à de grands vins liquoreux; cela devient mielleux, savoureux… un vrai dessert liquide.

Le Bowmore 15 ans laisse la mer se calmer et devient plus charmeur. Le plus foncé des alcools sélectionnés nous donne une riche couleur ambrée, des saveurs attrayantes sur fond de bois des îles, le préféré de mon expert Simon-Pierre.

Le Glenlivet 18 ans atteint un autre niveau dans les perceptions sensorielles: la robe, ambre jaune, déborde d’arômes complexes qui se superposent et se prolongent en bouche. Tous ces alcools sont des digestifs de méditation et sont faits pour socialiser.

Le prix varie selon les années et les produits. Ça reste un produit unique à déguster lentement, qui restera toujours le même, un peu comme les grands vins de porto. Le tout peut se conserver très, très longtemps. Les distilleries ont des bouteilles des deux derniers siècles qui valent des fortunes. Il en existe des versions irlandaises, canadiennes et américaines. Sur le Royal Mile, près du château, au cœur d’Édimbourg, se trouve le Centre d’interprétation du whisky, qui vous offre la visite en français. C’est une de mes sources de références [www.whisky-heritage.co.uk]. Au Québec, un bel ouvrage, pour les amateurs, est le coffret de Thierry Bénitah, fils de Georges Bénitah, de la Maison du whisky de Paris. Deux magnifiques albums: le premier, Histoire et fabrication; le deuxième, Itinéraires et dégustations de 400 whiskys du monde. Environ 200 pages, avec de superbes illustrations, chez Flammarion.

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