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Visite des représentants de la pétrolière à Mirabel: la compagnie Enbridge tente de séduire la population

Peu de citoyens se sont déplacés

Visite des représentants de la pétrolière à Mirabel: la compagnie Enbridge tente de séduire la population

De passage dans le secteur de Saint-Janvier, à Mirabel, mercredi soir dernier au Complexe du Val-d’Espoir, les représentants de la compagnie Enbridge ont tenté de rassurer les citoyens de la région venus les rencontrer en leur présentant leur plan d’action et d’intervention entourant le projet de renversement du flux du pipeline 9B dont l’objectif est d’acheminer le pétrole de l’Ouest et des sables bitumineux jusqu’à Montréal.

Les représentants, dont plusieurs ne s’exprimaient qu’en anglais, attendaient les citoyens avec une série de documents soigneusement préparés dans le but évident de les convaincre que le pétrole de l’Ouest canadien constitue une solution incontournable pour assurer la compétitivité de l’industrie pétrochimique à long terme au Québec.

Les deux raffineries encore en fonction au Québec, Suncor et Ultramar, peuvent raffiner 400 000 barils de pétrole par jour et l’entreprise albertaine compte leur en fournir jusqu’à 300 000 si l’Office national de l’énergie lui donne son aval, après les audiences publiques qui se tiendront en août afin d’examiner la conformité du projet.

En entrevue, Éric Prud’homme, le chef des affaires publiques pour l’Est du Canada chez Enbridge, a d’ailleurs tenu à démentir la rumeur voulant que ce pétrole soit ensuite acheminé en direction de la Nouvelle-Angleterre. «C’est totalement faux. Notre but c’est d’alimenter les deux seules raffineries restant au Québec, soit Suncor à Montréal et celle de Québec, Ultramar», a-t-il tenu à préciser, en soulignant que le pétrole acheminé suffira à peine à fournir les deux raffineries même avec 300 000 barils par jour.

Quant aux inquiétudes soulevées sur les risques d’éventuels déversements, le porte-parole d’Enbridge s’est voulu rassurant. «Enbridge a un plan d’intervention qui suit les plus hauts standards de l’industrie», a affirmé celui-ci.

Ce plan, a-t-il souligné, a été établi en collaboration avec Stantech, une compagnie spécialisée en réponse d’urgence, et aussi avec les équipes de premiers répondants des municipalités environnantes.

La pétrolière a même accordé une somme d’environ 10 000 $ aux municipalités de Saint-Placide, Mirabel et Sainte-Anne-des-Monts, qui se sont engagées à former des premiers répondants, à acheter du matériel supplémentaire et à communiquer le bien-fondé de la ligne 9B qui passera sur leur territoire.

Le porte-parole affirme qu’Enbridge dispose de moyens très sophistiqués, grâce aux nouvelles technologies, pour intervenir en cas de problèmes. «Tout au long du pipeline, des points ont été identifiés. On peut entrer sur le terrain et on travaille avec les services de premiers répondants. À l’intérieur de trois minutes, on peut fermer nos valves à distance. On peut intervenir sur l’eau, sur différents types de terrains et différents types de produits», a-t-il expliqué.

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