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Vers une fusion des agences de la santé et des services sociaux?

Marc Fortin, président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides.

Vers une fusion des agences de la santé et des services sociaux?

Laval-Laurentides-Lanaudière

Depuis quelque temps déjà, une rumeur circule selon laquelle une éventuelle fusion entre les trois agences de la santé et services sociaux (ASSS) de Laval, Laurentides et Lanaudière serait imminente. Or, il semble bien que la chose soit sur le point de se concrétiser alors qu’une décision du gouvernement en ce sens est attendue au cours des prochaines semaines.

«La rumeur est effectivement confirmée qu’il se passe quelque chose. Pour l’instant, tout ce qu’on sait c’est que la décision sera rendue vers la fin du mois d’août ou le début du mois de septembre», a déclaré le président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides, Marc Fortin, lorsqu’interrogé sur le sujet.

Ce qu’il sait, par contre, c’est que ce projet de fusion émane d’une vaste réflexion amorcée par le gouvernement en vue de réduire les dépenses de l’État. «Pour l’instant, on attend la décision. Je ne sais pas comment tout cela va s’articuler. Est-ce qu’on transformera les agences en bureaux régionaux? Est-ce qu’on réduira le nombre d’agences? Est-ce qu’on procédera à des fusions? Je ne suis pas dans le secret des dieux», a-t-il soulevé.

Centralisation à Laval?

Rencontré il y a quelques jours, lors de l’assemblée générale annuelle du Resto Pop Thérèse-De Blainville, le député de Groulx, René Gauvreau, a pour sa part non seulement confirmé que le dossier était bel et bien sur le bureau du ministre Yves Bolduc, mais que les bureaux desservant ce nouveau et vaste territoire seraient centralisés à Laval. «C’est une bien mauvaise nouvelle pour les régions de Lanaudière et des Laurentides», a-t-il souligné, évoquant la disparité des besoins et des clientèles entre les deux territoires (Laval d’un côté, Laurentides-Lanaudière de l’autre).

Le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides est, lui aussi, inquiet. Dans un communiqué émis il y a quelques semaines, l’agent de solidarité communautaire et porte-parole de l’organisme, Pierre Dionne Labelle, mentionnait que ce projet de fusion «marquerait un net recul des Laurentides dans son droit de regard et d’intervention sur la dispensation des services de santé et des services sociaux sur tout le territoire».

Au fait de ces inquiétudes, M. Fortin demeure toutefois confiant que l’exercice, administratif en soi, ne compromettrait aucunement la vivacité populationnelle, bien au contraire. «Peu importe le territoire, on a besoin de nos organismes. Cet exercice n’en est pas un de rationalisation au niveau des organismes. Je suis certain que toute présidence-direction générale, qu’elle soit à Mont-Laurier, Thérèse-De Blainville ou Laval, aura la même préoccupation que j’ai moi-même face à ma région et ses organismes», a-t-il fait valoir.

Un point de vue que, de toute évidence, ne partage pas le député qui craint justement qu’une telle fusion n’entraîne inévitablement des coupures et de lourdes pertes pour le monde communautaire. «À mon avis, les organismes devront se battre encore plus», a-t-il opiné avant de conclure: «En 1993, on a défusionné les régions des Laurentides et de Lanaudière pour faciliter la proximité avec le milieu. Selon moi, la mise sur pied d’une super-agence aura aujourd’hui l’effet contraire et créera une situation de péril pour l’ensemble des organismes communautaires.»

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