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Valérie est à la recherche d’un local pour entreposer des denrées

Photo Nicolas T. Parent

Lors d’une tournée, dans un froid sibérien, Valérie Goulet a trouvé un sac rempli de couches pour bébé qui, à première vue, pourraient être utilisées. Elle compte les donner à des gens qui en ont besoin.

Photo Nicolas T. Parent

Valérie Goulet, lors de sa tournée matinale de «dumpster diving».

Valérie est à la recherche d’un local pour entreposer des denrées

«Dumpster diving» et gaspillage alimentaire

Valérie, une jeune femme de Montréal qui pratique le «dumpster diving» depuis maintenant deux ans, lance un appel à la population. Elle est à la recherche d’un local dans la région, dans le but de créer un frigo communautaire ou une épicerie gratuite, ce qui bénéficierait, selon elle, à toute personne du secteur qui en aurait besoin.

Sensibilisée au phénomène du gaspillage alimentaire depuis son tout jeune âge, Valérie suit son itinéraire en voiture dans les Basses-Laurentides afin de trouver des denrées, alimentaires ou non, dans les conteneurs de divers commerces des Basses-Laurentides.

«J’étais sur Facebook et j’ai vu passer un groupe qui s’appelait Free Food for Free People. Le mot Free m’intriguait. Sur le groupe, j’ai vu des photos de nourriture, en me demandant d’où ça venait. Par la suite, j’ai compris. C’est réellement des choses qui ont été trouvées dans les poubelles» , explique-t-elle, à la veille d’une tournée de conteneurs.

«J’ai approché une fille et elle m’a invitée à faire une tournée, un soir. Nous avons passé deux heures à chercher des choses. J’ai adoré l’expérience. Bref, c’est ce cette manière que l’aventure a débuté!»

Voici quelques-unes des trouvailles qu’elle a dénichées en l’espace de deux ans: dix douzaines d’œufs, douze paquets de crevettes surgelées, un fer plat neuf, deux rasoirs électriques en bon état (retrouvés dans une boîte brisée), miel, mayonnaise, soupes, thon, céréales, huiles d’olive et de coco, des fruits et légumes sur une base hebdomadaire, des chocolats pour un an et de la gomme pour deux ans. Elle assure en ce sens que le tout était encore bon pour consommation.

«J’ai accumulé des trucs que j’ai trouvés, mais je n’en garde qu’une petite portion, soit moins du quart. Je fais don de la majorité. Je dépose le tout dans des parcs, je publie des photos sur Internet, sur des groupes de Free Food. Je crois que ça fait plaisir à n’importe qui, de recevoir de la nourriture gratuite!»

Un endroit à trouver

Son but premier, actuellement, est de trouver un local, lequel lui permettrait d’entreposer ses stocks composés de cannages, de fruits, de légumes, de produits d’hygiène et ainsi de suite.

«Je veux prendre exemple sur les nombreux frigos communautaires situés à Montréal. Ils sont à l’intérieur d’un bâtiment, mais ils s’autogèrent» , lance-t-elle.

Idéalement, ce serait un endroit où les gens peuvent recevoir, mais également donner, un lieu qui contiendrait donc un frigidaire et une étagère, mais sans besoin de personnel constant.

«Mon projet s’adresse à tous citoyens, peu importe leur situation financière, conclut Valérie. Je veux éviter que des produits en bon état se retrouvent dans les poubelles. Le lieu serait donc ouvert au public et les gens pourraient venir chercher et porter des denrées, et ce, sans jugement, sans justification.»

Pour la suivre dans son projet

Notons qu’une page Facebook a été créée par Valérie afin de partager ses nombreuses trouvailles. Toutes personnes intéressées à suivre le projet ou même à recevoir gratuitement des denrées peuvent visiter cette page, contacter Valérie et laisser une mention «j’aime» au passage. Rendez-vous au [www.facebook.com/Le-Frigo-Du-Village-681266142082960/].

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