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Une «situation fragile», selon le Dr Éric Goyer

Dr Éric Goyer.

Une «situation fragile», selon le Dr Éric Goyer

Publié le 16/04/2021

«Je sais que c’est difficile, parce que ça fait plus d’un an qu’on est là-dedans, mais il ne faut vraiment pas baisser la garde», implore le Dr Éric Goyer, directeur de santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides.

Le Dr Goyer lançait ce cri du cœur jeudi dernier au moment de la conférence téléphonique avec les journalistes des Laurentides.

Car, comme le soulignait le premier ministre François Legault, le même jour, la région des Laurentides est sous surveillance.

On s’interroge

La chose étant que la situation est précaire actuellement dans au moins quatre régions du Québec, mais (curieusement) moins dans la région métropolitaine de Montréal (y incluant Montréal, Laval et le sud des Laurentides). À la direction du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), on s’interroge devant le constat et on redoute une hausse de cas soudaine dans le secteur visé.

D’ailleurs, le directeur Goyer n’hésite pas à parler de «situation fragile» dans les Laurentides.

C’est à dire à quel point (sans mauvais de jeu de mot) on retient notre souffle.

Il faut dire que dans les jours qui ont précédé la conférence de presse de jeudi, on enregistrait une hausse quotidienne de 80 cas par jour dans les Laurentides.

De ces nouveaux cas, comme le relate Éric Goyer, environ 30 % proviennent de variants ou de variants «présomptifs».

La plupart sont identifiés au variant du Royaume-Uni, alors que quatre sont de nature sud-africaine et un du Brésil.

Dépistage  

Dans le contexte, les dirigeants du CISSS des Laurentides insistent une fois de plus pour que les personnes qui présentent des symptômes aillent se faire dépister (on peut se rendre au [www.santelaurentides.gouv.qc.ca] pour obtenir les différentes informations relatives à cet aspect).

D’ailleurs, en raison d’une demande exceptionnelle dans les cliniques de dépistage qui augmente de «façon considérable le temps d’attente», le CISSS fait appel à la population pour que toute personne qui souhaite se faire dépister pour la COVID-19 remplisse la première étape de création d’un compte en ligne avant de se déplacer.

Il est aussi possible d’accéder directement à l’étape de création du compte au depistageLaurentides.ca

«La création d’un compte peut se faire facilement de la maison, ce qui réduit le temps d’enregistrement à la clinique de dépistage. Le balayage numérique de la carte d’assurance maladie sur les lieux du centre de dépistage permettra ensuite de récupérer les informations préenregistrées. Les personnes qui n’ont pas accès à Internet et qui ne peuvent se créer un dossier en ligne avant de se rendre en clinique pourront tout de même se faire dépister, en prévoyant plus de temps sur place. Enfin, il est préférable de vérifier les délais d’attente avant de se déplacer, ainsi que les heures d’ouverture qui ont été exceptionnellement prolongées», expliquent les autorités du CISSS des Laurentides.

Vaccination

Par ailleurs, la vaccination roule rondement dans les Laurentides actuellement.

Même qu’avec 102 782 doses administrées en date de jeudi dernier (8 avril), la région des Laurentides se classait quatrième au Québec pour le nombre de vaccins donnés.

Selon les données divulguées, on comptait environ 84,1 % des 80 ans et plus vaccinés, 77 % des 75 à 79 ans, 72 % des 70 à 74 ans et 41,6 % des 65 à 69 ans (mais on doit tenir compte que la vaccination des 65 ans et plus n’est débutée que depuis quelques jours).

«[Actuellement], on répond très bien à la demande», souligne Caroline Chantal, directrice responsable du dossier de la vaccination contre la COVID-19 au CISSS des Laurentides.