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«Une seconde avant que le téléphone ne se mette à sonner, je le ressentais dans l’oreille» —José Lévesque

(NDLR: nous poursuivons notre séries d'articles sur le phénomène de l'hypersensibilité environnementale)

José Lévesque était technicien en télécommunication, de 2001 jusqu’à 2009. Son job consistait à installer des centrales téléphoniques chez des clients. Un jour, José a dû quitter son emploi. Non pas parce qu’il n’aimait pas son boulot, mais parce que son travail le rendait malade. Malade physiquement.

«J’étais chargé de projet pour de grandes chaînes de magasins, raconte-t-il. En 2006, dans le cadre de mon travail, j’ai fait un appel à partir de mon cellulaire et lorsque j’ai porté le combiné à mon oreille, j’ai soudainement ressenti une brûlure dans le tympan. J’ai tenté à nouveau de mettre le téléphone sur mon oreille, mais la douleur revenait. Je l’ai mis en mode mains libres. Dans les jours qui ont suivi, l’histoire s’est répétée: sensation de brûlure dès que je mettais un cellulaire sur mon oreille. Je me suis résigné en portant un casque d’écoute.»

Des acouphènes succèdent aux sensations de brûlure. Un matin, José se lève. Il est dans un piteux état. «Les veines dans mes yeux avaient éclaté. J’avais les yeux rouges. Je n’avais plus d’équilibre. Je me suis rendu aux urgences en catastrophe, mais les tests n’indiquaient rien d’anormal. Les médecins m’ont demandé si j’étais surmené. Je ne l’étais pas, pas du tout même! Au contraire, tout allait bien dans ma vie, avec ma femme, mon job, j’étais heureux.»

Les trois années suivantes, José rencontre une kyrielle de spécialistes, des médecins, des ORL. Il est toujours malade, mais sans savoir de quoi: «Après les oreilles bourdonnantes, c’est ma glande thyroïde qui a cessé de fonctionner.»

Mais José n’est pas le seul à être malade. Ses collègues souffrent également de divers maux. De la maladie de Meunière, à des labyrinthites en passant par des épisodes de migraine, les techniciens doivent composer avec plusieurs souffrances.

«J’ai dû arrêter de travailler, poursuit-il. Je saignais du nez et mes oreilles ne cessaient de bourdonner. Je me réveillais soit avec le nez qui saignait ou avec des veines dans mes yeux qui avaient éclaté.»

Sa femme, qui est infirmière, teste la résistance de son mari avec le cellulaire. Dans une autre pièce, à l’abri du regard de ce dernier, elle s’aperçoit que son mari peut à tout moment lui dire si le cellulaire est allumé ou éteint. «Une seconde avant que le téléphone ne se mette à sonner, je le ressentais dans l’oreille», affirme M. Lévesque. Incapable de continuer ainsi, il remet sa démission. Ses symptômes s’atténuent, puis finissent par disparaître.

Aujourd’hui, José Lévesque ne travaille plus avec du WiFi et autres équipements sans fil. Il a fondé Vert-techno, une entreprise qui installe du câblage téléphonique et informatique haute performance pour des gens qui sont sensibles aux ondes électromagnétiques.

Son travail reste le même, mais il offre de réduire l’exposition des gens aux champs électromagnétiques ou micro-ondes par l’élimination des gadgets sans fil et en installant différents câblages.

«Le meilleur conseil que je puisse vous donner est d’éteindre votre routeur le soir, et de le débrancher du mur, explique José Lévesque. Il faut exiger des fournisseurs d’avoir un interrupteur sur nos appareils afin que nous puissions avoir le choix de débrancher le WiFi quand bon nous semble.»

Rencontre

Alors qu’il fait des recherches sur Internet pour trouver des solutions à ses problèmes, c’est en Europe qu’on lui transmet le nom de Stéphane Bélainsky. Il est le seul au Québec à offrir une expertise électromagnétique et environnementale.

À suivre.

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