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Une protection à plus long terme

La nécessaire deuxième dose

La campagne de vaccination connaît un succès de participation que même les autorités gouvernementales n’avaient probablement pas espéré. La situation s’améliore de jour en jour au niveau du nombre de cas déclarés et des décès.

Tellement, que le plan de déconfinement est amorcé.

Alors, vous commencez à vous s’interroger quant à l’utilité de la deuxième dose du vaccin?

Vous ne devriez tellement pas, considèrent les spécialistes.

Bonne efficacité, mais…

«Avec la première dose, on comprend qu’il y a une bonne efficacité. Ce qu’on s’aperçoit, par contre, c’est que pour les (certaines) personnes plus âgées, le système immunitaire répond moins bien. De là, l’importance de la deuxième dose qui est primordiale», fait remarquer le Dr Éric Goyer, directeur de la Santé publique des Laurentides que le Journal Infos Laurentides interrogeait, mardi dernier, quant à la pertinence de recevoir la deuxième dose de vaccin pour contrer la COVID-19.

Et les personnes âgées ne sont pas les seules à profiter des avantages.

«Pour les gens qui sont en bonne santé et qui ont eu une première dose, l’importance de la deuxième dose, c’est de pouvoir bénéficier de l’immunité à plus long terme», d’ajouter le Dr Goyer.

Tout cela parce que: «on stimule une première fois le système immunitaire (avec le premier vaccin) et il y a vraiment une bonne efficacité. Mais, si on veut vraiment lui donner une efficacité supplémentaire et, ensuite, que le système puisse reconnaître ce virus-là dans plusieurs mois (on comprend mieux) l’importance de la deuxième dose. On sait que les gens vont se sentir moins concernés une fois qu’ils ont reçu leur première dose de vaccin, mais ça va être important de leur expliquer (l’intérêt) d’aller chercher la deuxième dose».

Des études révélatrices

Même son de cloche du côté du Dr Danielle Auger, médecin-conseil à la Direction de la santé publique des Laurentides

« Ça va être le défi de convaincre les gens du bénéfice de la deuxième dose. Ce qui est intéressant, c’est qu’on commence à avoir des études qui documentent un peu mieux cet élément-là. Ce qu’on peut retenir en plus, c’est que la première dose, on était sûr que ça donnait une bonne protection contre les maladies graves de la COVID qui nous amenaient à l’hôpital ou qui pouvaient contaminer plein de monde. (Maintenant) de plus en plus dans les études, ce qu’on voit, c’est que les deuxièmes doses protègent également contre les formes les plus légères. Elles (les deuxièmes doses) auraient probablement de l’impact sur la transmission. C’est pour ça qu’on fait de plus en plus l’association entre deux doses et la diminution (de l’imposition) de certaines mesures sanitaires ou à un certain niveau de normalité ».

La durée de protection est aussi un facteur déterminant, selon le Dr Auger.

«Avec une première dose, on ne sait pas combien de temps la protection va être là. Ça va être un des arguments qui vont être présentés pour que les gens aillent chercher cette deuxième dose et permettent qu’on ait le plus de monde qui soit complétement vacciné. En espérant aussi que ça va avoir un effet au niveau populationnel comme on pourrait s’y attendre, à la lumière des données».

Rappelons le gouvernement Legault a mis de l’avant, la semaine dernière, un calendrier (selon l’âge) qui va permettre de devancer la deuxième dose.

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