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COVID-19, Centre de services scolaire des Mille-Îles, Nathalie Joannette, directrice générale

Photo Christian Asselin – Nathalie Joannette est fébrile à l’idée d’entamer l’année scolaire 2020-2021, sa deuxième à titre de directrice générale.

Une première année mouvementée pour Nathalie Joannette

Directrice générale du CSSMI

Lorsqu’elle est entrée en poste le 1er juillet 2019 à titre de directrice générale de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (devenue Centre de services scolaire des Mille-Îles, depuis), Nathalie Joannette était loin de se douter de l’année mouvementée qui l’attendait. Elle est maintenant prête pour la suite.

Consciente des multiples efforts déployés par l’ensemble du personnel depuis le début de la pandémie, à la mi-mars, et le confinement qui en a découlé, Nathalie Joannette est extrêmement reconnaissante. Le CSSMI étant le plus important employeur des Basses-Laurentides, avec ses quelque 7 500 employés et ses 80 établissements, sa directrice générale sait très bien que sans l’apport de ses enseignants, éducatrices spécialisées, concierges, le personnel administratif, etc., il aurait été impossible de compléter l’année scolaire 2019-2020.

«Je veux que les gens comprennent que pour relever ce défi, il a fallu que des gens de cœur se mobilisent et travaillent fort, dans des conditions parfois difficiles», a mentionné Mme Joannette, rencontrée, vendredi, au bureau-chef du CSSMI, à Saint-Eustache, heureuse de constater que dès l’annonce de la fermeture des écoles par le premier ministre François Legault, les enseignants ont tous eu la même pensée pour leurs élèves.

«La plus belle chose que j’ai vue, d’ajouter la directrice du CSSMI, c’est qu’au-delà des défis plus techniques, le premier réflexe de nos enseignants a été de penser à l’élève, à penser à des façons de garder le lien avec lui.»

De belles initiatives

Confrontés aux directives émises par la Santé publique, les enseignants ont en effet imaginé de nombreuses initiatives afin de conserver ce lien pédagogique, si essentiel à la poursuite des apprentissages de l’élève, et assurer un enseignement à distance adéquat.

À titre d’exemple, la majorité des équipes-écoles se sont mobilisées pour produire des vidéos, des chansons, des photos, des mots d’encouragement à leurs élèves. On retrouve d’ailleurs la majorité de ces réalisations sur la page Facebook du CSSMI.

Plusieurs directions d’école ont par ailleurs dessiné des arcs-en-ciel sur les bâtiments, dans les fenêtres, sur le sol, pour démontrer leur solidarité. Des enseignants ont aussi fait l’heure du conte, pour les plus jeunes. Des techniciennes en éducation spécialisées ont fait des appels hebdomadaires aux élèves plus vulnérables.

«L’école a été bâtie pour se tenir dans une bâtisse avec des classes et le matériel sur place, d’insister Mme Joannette. Quand en 24 heures, on te dit que tu ne peux plus revenir à l’école chercher ton matériel, mais que tu dois continuer à enseigner, cela représente un énorme défi que les enseignants ont su relever. C’est la résilience des gens que je souhaite mettre en valeur aujourd’hui !»

La suite

«Élève de la CSSMI», comme se qualifie celle qui a fait son primaire à l’école Curé-Paquin, et son secondaire à Oka, Sainte-Thérèse et Saint-Eustache, Nathalie Joannette est fébrile à l’idée d’entamer, en juillet, sa 2e année comme directrice générale du CSSMI.

Pour la suite, l’école sera-t-elle appelée à changer maintenant qu’on a commencé à l’imaginer d’une autre façon ? Pas facile à dire. Toutefois, se sachant plus que jamais entourée d’une équipe prête à faire face à n’importe quel défi, Mme Joannette demeure optimiste.

«L’école, c’est avant tout une histoire d’humain, a-t-elle conclu. Une relation entre un enseignant et son élève. Et cela, ça existera toujours. Ce qui changera, ce seront peut-être nos outils, nos moyens. Une chose est certaine, dans la vie, on ne fait pas d’erreur, on apprend. Et la pandémie nous aura permis d’apprendre.»

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