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Une expérience à vivre pour les férus de politique

Une Expérience à Vivre Pour Les Férus De Politique

Une expérience à vivre pour les férus de politique

Parlement étudiant du Québec

Comme chaque année, du 2 au 6 janvier, l’Assemblée nationale du Québec, lieu de décision de notre province, prend un coup de jeune. Les membres du Parlement étudiant du Québec s’assoient en chambre pour débattre d’idées, poser leurs questions, soumettre leurs projets de loi et leurs budgets et vivre une expérience à la fois formatrice et hors du commun.

Deux jeunes de l’édition 2018 ont accepté de discuter avec un journaliste du Nord Info, soit Chloé Bell et Nicolas St-Germain. La première a joué le rôle d’une politicienne, pour une deuxième fois, puisqu’elle était de la mouture 2017 du Forum étudiant, un autre exercice du genre.

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Dans cette simulation politique, il existe deux partis représentés à chaque édition, soit les rouges et les bleus. L’étudiante en est à sa première expérience, chez les rouges. Elle était ministre de la Santé et ministre responsable de la région des Laurentides.

«J’ai fait le Forum étudiant avec mon cégep et j’ai aimé l’expérience. Un de mes amis m’a demandé si j’étais intéressée à l’idée de participer au PEQ cette année. C’est différent du Forum, on y est moins encadrés. J’ai vraiment aimé mon expérience!»

Le deuxième y était aussi, mais dans un troisième caucus, soit celui des journalistes. Comme dans la vraie vie, cette équipe s’occupe à questionner les politiciens et à partager l’information obtenue lors d’entrevues, de points de presse ou de séances dans la salle bleue, dans des journaux ou en vidéo, créés spécialement pour la simulation.

«On m’a beaucoup poussé à le faire et on m’a dit que c’était une belle expérience. J’étudie en journalisme présentement. C’est une belle façon d’aller chercher du galon, concrètement, et c’est très représentatif de la réalité en politique. C’est quelque chose de très formateur.»

pédagogique, unique et exigeant

Le but du PEQ est d’apprendre. Il y a ainsi toutes les responsabilités et postes que l’on retrouve dans la vraie vie.

Au niveau politique, un jeune est d’abord député, mais peut être critique d’un projet de loi adverse. S’il travaille fort et qu’il se démarque, il peut être ministre dès sa première année. Pour se faire, il doit être perçu comme une recrue ayant un certain talent pour l’argumentation et la parole, entre autres.

Les plus expérimentés prennent les rôles de ministre, whip et leader. Un chef est élu pour chaque caucus à la fin de la simulation, et ce, pour l’année suivante. Lors de la simulation, il est chef de l’opposition officielle (quand ses adversaires sont au gouvernement). Lorsque son parti prend le pouvoir, il est assermenté premier ministre du Québec.

Il faut le préciser. Il s’agit de condenser deux ou trois mois de travail en cinq jours. Les nuits sont très courtes et les tâches sont nombreuses. D’abord, chaque gouvernement, rouge ou bleu, doit soumettre et adopter un budget, un projet de livre et deux projets de loi en deux jours à peine. Ce gouvernement doit ensuite gérer une crise fictive qui s’abat sur le Québec et sous son administration, comme chaque année. Les journalistes doivent rester aux aguets, pour soutirer des informations aux ministres concernés par la crise.

«Nous passions tous par une gamme d’émotions et nous étions un peu plus à fleur de peau, car nous ne dormons pas beaucoup. Pour ma part, j’étais attitré à la télévision, faisant des vidéos avec un coéquipier. Nous faisions un topo à 2 h 30 et on allait se coucher. On avait donc la chance de se lever plus tard que les autres» , de préciser Nicolas. En effet, ce dernier a vécu de très près les gestions de crise. De ses dires, c’était enrichissant, mais demandant.

«Je n’ai pas dormi beaucoup, car nous avons des commissions parlementaires le soir et ça termine à minuit. Il y a une conférence de presse par la suite. On avait des discours à rédiger en appui à des projets de loi. Il y avait des tâches qui s’ajoutaient, donc c’était impossible de se prendre d’avance. On dormait trois ou quatre heures.»

Néanmoins, l’un de nos deux jeunes dit vouloir revivre l’expérience l’année prochaine, si le «timing» est bon.

À noter que pour être convié à la simulation, on doit être un étudiant âgé de 18 à 25 ans. Cependant, il y a toujours des exceptions à la règle.

Pour ceux qui désirent plus d’informations concernant le PEQ: [http://www.parlementetudiant.qc.ca/].

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