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«Une bonne affaire pour les Blainvillois» – François Cantin

Le maire de Blainville

«Une bonne affaire pour les Blainvillois» – François Cantin

Projet d’acquisition du Centre d’excellence Sports Rousseau

En réponse à ses détracteurs concernant le projet d’acquisition du Centre d’excellence Sports Rousseau par la Ville de Blainville, le maire François Cantin a profité de la séance du 13 novembre pour faire la démonstration du bien-fondé de la transaction. «Le Centre d’excellence Sports Rousseau, c’est une bonne affaire pour les Blainvillois», a-t-il répété.

Après un bref historique du dossier et chiffres à l’appui, M. Cantin a affirmé que le projet était déjà en mesure de s’autofinancer. «Aucuns frais pour les contribuables. Contrairement à ce que prétend l’opposition, nous n’avons pas improvisé dans ce dossier. Nos analyses sont rigoureuses et validées par un comité de trois experts-comptables et d’un juriste», a martelé le maire.

De fait, selon les chiffres avancés par le maire, le Centre ne coûtera, sur une base annuelle, que le montant déjà prévu pour la location de glace. «Ce qu’il nous faudrait payer de toute façon ailleurs», a-t-il fait remarquer. Au 30 juin 2013, ce montant sera de 234 868 $, auquel il faudra ajouter 14 659 $, soit l’insuffisance des revenus sur les dépenses à cette date. Les prévisions pour 2014 prévoient toutefois un excédent des revenus sur les dépenses de 4 737 $. «Aucun coût d’opération et de financement ne seront payés par les Blainvillois. Avec les revenus de l’OSBL (organisme responsable de la gestion du Centre), on se paye cet équipement sans augmenter la taxation des contribuables», assure-t-il.

Seul hic dans le dossier? Le fait que le Centre d’excellence soit situé à Boisbriand plutôt qu’à Blainville. «Tout au long de notre longue réflexion et de nos analyses qui auront duré presque deux ans, une seule réalité nous embêtait et on ne peut la nier: le Centre d’excellence n’est pas sur le territoire de Blainville», a-t-il convenu. Or, ce constat étant fait, «allions-nous perdre tous les avantages et les valeurs ajoutées? Allions-nous déclencher des hostilités avec notre ville voisine pour cela?» a-t-il soulevé.

Opposition pas convaincue

Cette présentation, au final, n’aura de toute évidence pas réussi à convaincre le conseiller Louis Lamarre, seul élu à ne pas avoir voté en faveur du projet d’acquisition. Selon lui, plusieurs questions demeurent sans réponse, notamment au niveau du montage financier et de la réelle capacité des contribuables de Blainville de s’offrir pareille structure. «Arrêtez donc de prendre les citoyens de Blainville pour des valises pleines d’argent», a-t-il lancé en fin de séance.

Rappelons qu’en vertu d’une résolution adoptée en octobre dernier par le conseil municipal de Blainville, une régie intermunicipale, contrôlée à 90 % par Blainville et 10 % par Boisbriand, sera créée, avec comme principal actif le terrain du Centre d’excellence. Une autre résolution prévoit le retrait de la Ville de Boisbriand au profit de celle de Blainville au sein de l’organisme sans but lucratif (OSBL) qui possède actuellement le bâtiment et gère le Centre. Au final, Blainville deviendra propriétaire unique de la bâtisse, au début de 2013, espère-t-on.

Dans l’immédiat, plusieurs étapes demeurent à être franchies, soit la création de la régie avec Boisbriand, la modification de l’OSBL au profit de Blainville, les changements des statuts et règlements et l’élaboration d’un plan d’action 2013-2014. Parallèlement, les autorisations ministérielles devront aussi être obtenues. L’acquisition du Centre d’excellence représente une transaction de quelque 28 millions de dollars, moins une subvention de 7,1 millions de dollars.

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