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Une activité en plein essor: des jeunes passionnés d’équitation

Oksanna et Héloïse Caufriez

Une activité en plein essor: des jeunes passionnés d’équitation

Activité désuète que l’équitation? Pas pour Mélissa Guay, Héloïse et Oksanna Caufriez, trois adolescentes des Laurentides qui ont décidé d’occuper la majeure partie de leurs vacances scolaires au centre équestre d’Évelyne Martel, La noble chevauchée, situé dans le secteur de Saint-Augustin, à Mirabel.

«Depuis 30 ans, ç’a beaucoup évolué l’équitation au Québec. Les centres équestres se sont développés, et de plus en plus de gens s’intéressent à l’équitation», fait remarquer d’entrée de jeu Mme Martel, qui tient seule son centre équestre depuis une quinzaine d’années. Lorsqu’elle voit des jeunes se passionner pour les chevaux, elle sait que tous ses efforts pour maintenir son centre n’ont pas été vains.

En plus d’accueillir des jeunes pour des camps de jour, Mme Martel propose aussi de la randonnée et de la formation en selle anglaise, ce qui inclue les sauts à obstacles. C’est l’option qu’ont choisie Mélissa, Héloïse et Oksanna qui s’y adonnent plusieurs jours par semaine.

Mélissa, qui est âgée de 11 ans, est la plus jeune élève et fait de l’équitation depuis l’âge de 8 ans. L’automne dernier, elle a choisi le centre de Mme Martel pour y poursuivre ce loisir qu’elle adore, jugeant qu’elle apprenait avec celle-ci de meilleures techniques qu’ailleurs.

Être en contact avec les animaux l’intéresse plus que toute autre activité. «J’aimerais avoir mon propre cheval quand je serai grande. J’aimerais ça devenir vétérinaire et me spécialiser dans les chevaux», confie la jeune Mélissa.

Les sœurs Oksanna et Héloïse, quant à elles, se préparent à devenir cavalier et projettent de devenir éventuellement instructrices et peut-être même par la suite, entraîneuses.

En attendant, elles se rendent plusieurs fois par semaine au centre. Et c’est ainsi depuis trois étés.

Elles arrivent à 7 h 30, puis quittent le centre vers 18 h. Les journées sont bien occupées. «On apprend la théorie, ensuite on nourrit les chevaux, on les prépare pour les monter. Il faut les brosser, leur curer les pieds et les flatter. Le midi, on se raconte des histoires de chevaux. Dans l’après-midi, on fait galoper autour de soi avec une corde pour qu’il s’exerce. C’est toute une technique», expliquent-elles.

Les deux sœurs ne dédaigneraient pas de faire éventuellement de la compétition. Elles disent avoir pris goût au saut à obstacles. «Quand tu as sauté ton premier obstacle, c’est vraiment le fun», fait savoir Héloïse. «Et tu peux sauter de plus en plus haut», ajoute Oksanna.

Visiblement sportives, les deux sœurs pourraient se contenter d’activités plus conventionnelles, mais ce contact avec le cheval, un animal qu’elles qualifient «d’intelligent, de gracieux, d’affectueux et d’une grande force», compte pour elles. «Quand on lui parle, il bouge les oreilles et réagit à ce que l’on fait», a constaté Oksanna, la jeune cavalière de 12 ans.

Toutes deux ont franchi les deux premiers niveaux d’apprentissage, soit Cavalier 1 et Cavalier 2. Elles se préparent pour le troisième niveau, celui axé sur le saut à obstacles et le dressage de l’animal. À la fin de cet apprentissage, elles seront capables de faire des figures au pas, au trot et au galop.

Évelyne Martel a elle-même fait de la compétition du temps de sa jeunesse, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Elle a remporté plusieurs compétitions sur les circuits régionaux.

Agronome de métier, elle consacre désormais tout son temps libre à son centre équestre et entraîne ses élèves en leur offrant un suivi personnalisé.

Quant aux visiteurs occasionnels qui préfèrent la randonnée, elle prend grand soin de leur montrer quelques techniques préventives avant leur départ. «C’est important de faire une petite formation préalable, car il y a des accidents possibles: les chevaux peuvent réagir à la vue des autres animaux, par exemple. Il faut aussi apprendre à reconnaître le type de cheval et savoir réagir. Savoir prendre une bonne position. Si le cheval part au galop, il faut savoir les techniques pour se protéger», explique-t-elle.

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