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Un phénomène répandu… même sur la Rive-Nord

Prostitution

La prostitution n’est pas l’apanage des grandes villes. Le phénomène est également bien implanté sur la Rive-Nord. Manon Marie-Josée Michaud, ex-travailleuse du sexe, peut en témoigner.

«C’est le crime organisé qui organise tout, qui fait la traite des femmes par l’entremise d’agences de danseuses. Ils envoient des femmes dans les bars, les salons de massage. Et plus tu sors des grandes villes, plus que c’est pour des fellations et des complets dans les loges.»

Elle explique qu’elle a fait son entrée dans l’industrie «par manque de choix» . S’étant retrouvée sans logis, sans meubles, en recherche d’emploi, elle est tombée sur une petite annonce dans le journal… «Aujourd’hui, ça se passe sur Internet.»

Si elle a réussi à se dégager de l’emprise du crime organisé, dit-elle, c’est grâce à sa force de caractère. Mais se reconstruire ne se fait pas du jour au lendemain. «C’est très difficile. C’est une bataille de tous les jours» , confie celle qui, aujourd’hui, souffre d’un syndrome posttraumatique. Elle a dû repartir à zéro, délaisser ses amis, ses connaissances, se retrouver et se réapproprier son corps et sa dignité.

Aujourd’hui militante de Abolition de l’industrie du sexe Canada, elle marche la tête haute, n’hésitant pas à dénoncer, tout comme la présidente de l’organisme Pour le droit des femmes du Québec, Diane Guilbault, toute offensive entourant une éventuelle légalisation de la prostitution. C’est d’ailleurs avec grand intérêt qu’elle a assisté à la conférence prononcée par cette dernière, le 28 novembre, au Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville.

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