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Un «négatif» du frère André entre les mains de Germain Beauchamp!

(Photo Michel Chartrand)

Un «négatif» du frère André entre les mains de Germain Beauchamp!

Une canonisation qui a des échos jusqu’à Saint-Eustache

La canonisation du frère André, probablement le religieux le plus célèbre du Québec et du Canada, a des échos jusque dans notre région. En effet, le maître-photographe à la retraite Germain Beauchamp a en sa possession un «négatif» du buste de frère André.

L’homme d’Église ayant vécu de 1845 à 1937, le négatif en question est ce qu’on appelait une «dry plate», ou plaque sèche, qui se présente sous la forme d’une plaque de verre. Élément intéressant à savoir, la photo que l’on tire de la «dry plate» que possède M. Beauchamp est en tous points similaire à une photo officielle du frère André, tel qu’elle est publiée à plusieurs reprises dans les médias et par l’Oratoire Saint-Joseph. S’il ne s’agit pas du négatif officiel, Germain Beauchamp estime qu’il s’agit d’une photo qui aurait été prise au cours de la même session, tellement les éléments sur la «dry plate» qu’il possède ressemblent à la photo officielle, à commencer par les plis sur les vêtements du frère André, jusqu’à sa position et à l’angle de la prise de photo.

Une origine incertaine

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Comment le photographe eustachois Germain Beauchamp peut-il avoir cet objet en sa possession? Son origine est incertaine. Par contre, le fait qu’il soit un mordu d’antiquités lui fait penser qu’il l’aurait obtenue de cette façon. «Je ne sais pas d’où elle vient, mais j’aimerais bien le savoir! C’est quasiment une relique», affirme-t-il. On peut estimer que la prise de photo qui a donné lieu à la réalisation de cette «dry plate» aurait eu lieu entre 1920 et 1925. Encore là, il ne s’agit cependant que d’une estimation. Cette pièce de collection est bien sûr conservée dans un endroit sécuritaire à humidité contrôlée. Et Germain Beauchamp entend bien la conserver, à titre personnel. M. Beauchamp garde de bons souvenirs du frère André. Même s’il ne l’a jamais rencontré en personne, il se souvient, dans son tout jeune âge, d’avoir vu des photos du religieux québécois.

Pour sa part, Germain Beauchamp a amorcé son métier de photographe en 1948. Il n’a jamais travaillé avec ces «dry plates», jugées dépassées à l’époque. Dès ses tous débuts, il a travaillé avec des négatifs de 10 × 8. Il a travaillé dans de multiples occasions, notamment à l’occasion d’événements religieux comme les mariages et baptêmes. Il a aussi pris des photos qui ont permis la réalisation de cartes postales et de cartes de Noël. Et même s’il est maintenant à sa retraite, il s’est gardé à la fine pointe de la technologie en passant à l’ère du numérique! Son studio de photo a été repris par sa fille Josée. Il s’appelle Beauchamp et Marineau, Maître Photographe.

Canonisation

Le frère André est né sous le nom d’Alfred Bessette. Il est originaire de Saint-Grégoire-le-Grand, un village du Haut-Richelieu situé à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Montréal. On lui doit entre autres la construction de l’Oratoire Saint-Joseph. Il sera canonisé Saint frère André de l’Église catholique romaine par Benoit XVI, le dimanche 17 octobre à la Cathédrale Saint-Pierre, de Rome.

Le rite de canonisation du frère André sera présenté sur grand écran dans la crypte de l’Oratoire Saint-Joseph, le dimanche 17 octobre, à 4 h du matin (heure du Québec), soit 10 h à Rome. Cette cérémonie sera aussi retransmise à la télévision.

 

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