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Un incendie détruit une maison de la rue des Muguets

Photo Michel Chartrand

Un incendie détruit une maison de la rue des Muguets

À Blainville

Un incendie a ravagé, tôt mardi matin dernier, une résidence à Blainville, résultat vraisemblablement d’une cigarette mal éteinte. Il semble que le feu se soit déclaré sur le balcon extérieur situé au deuxième étage de la maison, elle-même sise au coin des rues des Muguets et des Violettes.

Selon les informations obtenues, le deuxième étage de la résidence a été complètement détruit. «Des morceaux enflammés se détachaient de la maison. Ça aurait pu allumer un autre feu», a décrit Marie Saint-Jacques, résidante d’une maison voisine à celle incendiée. Réveillée en pleine nuit par le bruit des sirènes, Mme Saint-Jacques dit s’être rendue sur les lieux de l’incendie vers 3 h 15, soit 15 minutes après l’appel logé au service d’urgence. Or, selon elle, rien ne se passait à son arrivée. «Il y avait bien un camion de pompiers sur place, mais personne ne bougeait. Les pompiers n’étaient pas en position d’éteindre un feu», assure-t-elle.

Du côté du Service de la sécurité incendie de Blainville, la version est différente. Lui-même présent sur les lieux au moment de l’incendie, le directeur adjoint du Service de la sécurité incendie, Maxime Gendron, affirme plutôt qu’à son arrivée, soit quelques minutes après l’arrivée du chef aux opérations suivie de celle de la première autopompe (enregistrée 12 minutes après l’appel), les pompiers étaient déjà à l’œuvre, et ce, avant même l’arrivée de la deuxième autopompe, cinq minutes plus tard. «On n’a pas besoin de la deuxième autopompe pour intervenir», a-t-il tenu à préciser. De fait, dit-il, moins d’une minute après leur arrivée sur les lieux du sinistre, les quatre pompiers de la première autopompe, sous la gouverne de leur chef aux opérations, avaient déjà installé deux jets au sol. Dans le jargon des pompiers, cela signifie qu’un tuyau de 1 3/4 pouce (attaque interne) et qu’un autre de 2 1/2 pouces (jet défensif) avaient été connectés au réservoir du camion, prêts à être utilisés. «Le premier tuyau sert à arroser l’incendie alors que le deuxième tuyau, plus gros, sert à arroser les maisons voisines pour empêcher la propagation du feu. Quand je suis arrivé, les pompiers arrosaient déjà», soutient-il.

Quarante-quatre minutes après l’appel, soit à 3 h 44 précises, le feu était circonscrit et les risques de propagation réduits à néant. Au total, une quinzaine de pompiers ont été dépêchés sur les lieux à la suite d’un appel qui lui aura duré 1 h 52.

Outre la maison incendiée, une autre maison, celle située à gauche du sinistre, a également été endommagée en raison de la radiation (forte chaleur). Comme les dommages ne sont localisés qu’à l’extérieur, les occupants ont toutefois pu réintégrer leur maison.

Des ados devenus héros

Par ailleurs, il semble que trois adolescents aient agi en véritables héros au moment de l’incendie, frappant à la porte de la maison en flammes afin d’en faire sortir les occupants. «Ce sont eux les véritables héros dans cette histoire. Ils ont aussi frappé très fort aux portes des maisons voisines pour que les gens sortent au plus vite», a tenu à souligner Mme Saint-Jacques.

Au moment d’écrire ces lignes, le Service de police de Blainville n’était pas en mesure de nous fournir le nom de ces jeunes.

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