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«Un budget de colère et de honte» –Alain Giguère

Le député de Marc-Aurèle-Fortin

«Un budget de colère et de honte» –Alain Giguère

Jeudi dernier, le ministre des Finances, Jim Flaherty, déposait son budget. La réaction du NPD (Nouveau parti démocrate) a été immédiate, son chef, Thomas Mulcair, accusant le gouvernement conservateur de créer de toutes pièces un conflit avec le Québec.

Cette prise de position trouve écho auprès des députés néo-démocrates de la Couronne Nord, nommément Charmaine Borg (Terrebonne-Blainville), Mylène Freeman (Argenteuil-Papineau-Mirabel), Alain Giguère (Marc-Aurèle-Fortin), Laurin Liu (Rivière-des-Mille-Îles) et Manon Perreault (Montcalm) qui ont aussi exprimé leur déception face à ce budget qui, disent-ils à l’unisson, s’inscrit dans la même lignée que celui de l’an dernier, alors que «les coupes annoncées par le gouvernement Harper ont aujourd’hui des conséquences dévastatrices très réelles dans nos communautés pour les familles, les aînés et les travailleurs.»

Pour Alain Giguère, ce budget en est un de colère et de honte. «Je suis déçu. Pour ce qui se trouve dans ce budget, mais aussi pour ce qui ne s’y trouve pas», commentait-il, au lendemain du dépôt. Comme la mise en place d’un plan de création d’emplois par des infrastructures. «Actuellement, il y a six chômeurs pour chaque emploi disponible. Les gens veulent travailler, ils ne méritent pas de se faire traiter de fraudeurs pendant leurs recherches. Le gouvernement Harper doit cesser de mépriser les honnêtes chercheurs d’emploi et agir pour les aider, pas pour leur nuire», a-t-il déploré.

Rien non plus dans ce budget pour améliorer la gestion des affluents d’eaux usées, un problème pourtant bien réel dans la rivière des Mille Îles, estime-t-il, et auquel il faudra bien un jour s’attaquer, ni du côté du transport collectif. «Voilà ce qui me manque dans ce budget. C’est un budget de honte et de colère», pointe-t-il.

Vengeance idéologique

Quant au nouveau programme de formation de la main-d’œuvre, le député Giguère se questionne sur la façon dont les entreprises le gèreront. Qui plus est, qu’adviendra-t-il de ces employés formés s’ils perdent leur emploi. «Que leur restera-t-il?», soulève-t-il, d’avis que ce programme mise trop sur les besoins de l’entreprise, aux dépens de ceux de l’employé.

Autre irritant majeur dans ce budget, selon lui, l’abolition des crédits d’impôt aux fonds d’investissement de travailleurs et aux caisses populaires. «C’est un frein au libre choix économique. On m’enlève ce qui fonctionne bien, sans rien me donner en retour», déplore-t-il.

Sans détour, M. Giguère qualifie ce budget de «pure exercice comptable» à partir duquel on ne peut rien bâtir. Pire encore, ce budget n’est rien de plus, laisse-t-il tomber, qu’«une vengeance idéologique».

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