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L’annonce d’un couvre-feu par le premier ministre François Legault suscite de l’inquiétude à l’égard des gens d’affaires d’ici. (Photo Bureau du premier ministre du Québec, courtoisie)

Un autre «coup dur» pour les entrepreneurs d’ici

Imposition d’un couvre-feu

L’imposition d’un couvre-feu à travers le Québec, entré en vigueur samedi dernier, sur le coup de minuit, et le prolongement de la fermeture de plusieurs commerces jusqu’au 8 février, n’est pas sans laisser indifférents les élus municipaux et les regroupements d’affaires de la région immédiate qui, tous, reconnaissent que cela constitue un autre «coup dur» pour les entrepreneurs d’ici.

Rappelons que le premier ministre François Legault, a annoncé, il y une semaine, de nouvelles mesures sanitaires pour contrôler la deuxième vague, dont la mise en place d’un couvre-feu entre 20 h et 5 h du matin. Tous les commerces doivent donc fermer leurs portes au plus tard à 19 h 30.

Également, la fermeture des commerces non essentiels, incluant les restaurants (qui pourront par contre offrir un service de livraison) gyms, théâtres, cinémas, salons de coiffure et lieux de culte, est maintenue jusqu’au 8 février. La cueillette à la porte est toutefois permise.

Pour une aide directe aux entrepreneurs

Pour une, la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), Cynthia Kabis, se dit «clairement préoccupée» par l’état des entreprises de la région et la survie de plusieurs d’entre elles, notamment les commerces de détail et restaurants.

«Nous saluons l’ouverture du gouvernement pour maintenir certaines activités économiques, tel que le secteur manufacturier et les chantiers de construction. […] Leur fermeture, même temporaire, aurait pu avoir un impact très négatif sur leur compétitivité et sur la chaîne d’approvisionnement de biens essentiels qui sont distribués dans les épiceries et pharmacies. Les entrepreneurs québécois ont fait d’énormes efforts pour rendre les lieux de travail le plus sécuritaire possible», d’indiquer par courriel celle-ci lorsque invitée par le Nord Info, à commenter la situation.

Compte tenu que la situation actuelle est extrêmement difficile pour plusieurs entrepreneurs, Mme Kabis plaide pour qu’une aide financière plus directe à l’égard de ceux-ci soit privilégiée.

«Le surendettement des entreprises était déjà une réalité bien présente qui sera aggravée par ces fermetures prolongées de plusieurs d’entre elles. La situation est exceptionnelle et impose des mesures exceptionnelles comme le couvre-feu, mais nos entreprises n’ont plus la capacité de s’endetter davantage et le gouvernement doit en tenir compte», de soutenir la directrice générale de la CCITB.

Encourager les épiciers et les restaurants

De son côté, le maire de Blainville et préfet de la MRC de Thérèse-De Blainville, Richard Perreault, mentionne respecter la décision du gouvernement. «Devant l’augmentation des cas et le nombre d’hospitalisations, il fallait faire quelque chose. Si nous voulons vaincre la pandémie, nous n’avons pas le choix de rester à la maison et de suivre les consignes. Et j’encourage toutes les Blainvilloises et tous les Blainvillois à continuer à le faire», d’indiquer, également par courriel, l’élu.

Ceci dit, M. Perreault ajoute qu’il s’inquiète davantage pour l’économie locale, les commerçants, restaurateurs et entrepreneurs. «Je leur dis: courage! On est avec vous! Je m’attends aussi à de l’aide gouvernementale pour leur permettre de survivre jusqu’en février. En attendant, continuons d’encourager nos épiciers et nos restaurateurs qui offrent les commandes à apporter», de conclure celui-ci.

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