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TVQ: une autre tuile s’abat sur Sainte-Anne-des-Plaines

Le maire Charbonneau n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de «coup en bas de la ceinture».

TVQ: une autre tuile s’abat sur Sainte-Anne-des-Plaines

En modifiant les modalités du remboursement de la TVQ pour 2014, en octobre dernier, le ministre des Affaires municipales, des Régions et du Territoire (MAMROT) est venu sérieusement compromettre l’avenir de Sainte-Anne-des-Plaines.

«Le MAMROT a profité de la campagne électorale municipale pour changer unilatéralement les règles de remboursement d’une partie de la TVQ aux municipalités. Pour Sainte-Anne-des-Plaines, cette nouvelle façon de faire représentera un manque à gagner dans notre budget de fonctionnement de 625 000 $ en 2014. C’est un coup en bas de la ceinture», a vertement dénoncé le maire Guy Charbonneau.

Selon le maire, non seulement cette décision a‑t‑elle été prise sans considération pour les municipalités, mais elle vient au surplus anéantir tous les efforts des dernières années. «Nous avons travaillé très fort pour réduire l’effort fiscal de nos citoyens», pointe‑t‑il. Et c’est sans compter les dépenses de fonctionnement qui se chiffrent à près de 500 $ de moins par citoyen, comparativement à la moyenne québécoise. «Faites le calcul: 500 $ multipliés par 14 000 habitants, c’est 7 millions de plus qu’il nous faudrait dans notre budget si on se contentait de la moyenne québécoise. C’est impensable», lâche‑t‑il.

M. Charbonneau s’explique mal que cette nouvelle n’ait pas trouvé écho auprès des autres municipalités. «Peut‑être vont‑elles puiser dans leur surplus pour pallier ce manque à gagner ou emprunter pour payer l’épicerie», s’interroge‑t‑il.

Hausse de la facture du Service de police

Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, à ceci s’ajoute une hausse de 10 % des coûts reliés au Service de police. La facture passera ainsi de 3 millions à 3,3 millions de dollars en 2014. Au total, cette augmentation des coûts de police additionnée à la coupure du gouvernement représentent 925 000 $, soit environ 5 % du budget annuel de la municipalité. «On fait comment pour payer s’il y a un bris d’aqueduc ou s’il y plus de neige que prévu au contrat? On le prend où, l’argent?» s’est indigné M. Charbonneau.

Furieux et désabusé, M. Charbonneau a conclu en se questionnant sur la légitimité des décisions prises par «ces grands bonzes dans leur tour d’ivoire à Québec», aux répercussions catastrophiques pour les petites municipalités. «D’un côté, on nous empêche de créer de nouvelles sources de revenus, comme un parc industriel, et de l’autre, on nous coupe dans ce qu’on a déjà. C’est à croire qu’on veut absolument nous asphyxier. Faudra‑t‑il faire comme à Détroit et aller porter les clés de la Ville?»

Le budget 2014 sera déposé lors de la prochaine séance municipale, le 10 décembre, à 19 h 30.

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