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Témoignage d'un dirigeant de Dessau: Blainville de nouveau citée à la commission Charbonneau

Les rumeurs de malversation et de collusion entourant Dessau et l'ancienne administration blainvilloise ont poussé son administration à se distancer de cette organisation

Témoignage d’un dirigeant de Dessau: Blainville de nouveau citée à la commission Charbonneau

Citée une première fois en novembre dernier, dans le cadre de la commission Charbonneau, par l’entrepreneur André Durocher, ex-président d'Excavations Panthère, Blainville s’est de nouveau retrouvée sur la sellette cette semaine, cette fois dans la foulée du témoignage de Rosaire Sauriol, vice-président principal chez Dessau.

De fait, selon ce dernier, si Dessau n’obtient plus de contrats à Blainville depuis 2005, c’est en raison du changement de maire (de Pierre Gingras à François Cantin). «Nous, on travaillait avec une équipe qui était… En fait, il y avait l’équipe de monsieur Pierre Gingras qui avait été maire là, je crois, jusqu’à 2005», a-t-il mentionné. En vertu de son témoignage, Dessau a toujours été impliquée avec M. Gingras dans le cadre de ses campagnes électorales et c’est ce dernier, précise-t-il, qui sollicitait l’entreprise via un employé alors responsable du développement des affaires chez Dessau, Serge Duplessis.

M. Duplessis a été arrêté, rappelons-le, le 17 avril 2012, dans le cadre d’une opération menée sur la Rive-Nord par le Service des enquêtes sur la corruption. Fait apparemment rarissime dans le système, le financement, dans le cas de Blainville, aurait été fait par chèque.

En 2006, l’année suivant l’élection de François Cantin à titre de maire, Dessau aurait alors engagé Gilles Cloutier, décrit par M. Sauriol comme un proche du nouveau maire, pour «aller sur la Rive-Nord et essayer de développer des nouveaux marchés». L’entente, contractuelle et apparemment infructueuse, s’est conclue six mois plus tard.

Réactions du maire Cantin

Fidèle à lui-même, le maire de Blainville, François Cantin, a tôt fait de publier un communiqué par lequel il argue que «Blainville n’a jamais fermé la porte à Dessau». M. Cantin met cependant en relief les «erreurs de conception, oublis et évaluations douteuses», observés, dit-il, entre 2001 et 2005, et qui seraient à l’origine du bris de confiance à l’égard de Dessau.

Selon lui, l’historique des contrats accordés à Dessau sous l’ancienne administration démontre clairement un problème au niveau des dépassements de coûts et des erreurs d’exécution. «J’ai été présent à toutes les séances du conseil municipal de 2001 à 2005 sous l’administration du maire Pierre Gingras. À chaque fois, j’étais sidéré de voir des coûts exploser pour les travaux de Dessau», a-t-il lancé.

M. Cantin cite, entre autres, les problèmes de conception au niveau de la patinoire. «La patinoire de notre deuxième glace ne gelait pas! Pourtant, malgré ces problèmes, l’ancienne administration continuait d’accorder des mandats importants à Dessau. À force d’essuyer les critiques, l’administration Gingras avait entrepris des procédures judiciaires contre Dessau, tout en continuant de lui octroyer des contrats. Le dossier a été réglé hors cours par l’ancienne administration, quelques jours avant les élections de 2005, et Blainville, ou plutôt les contribuables, ont encore payé», a-t-il évoqué.

Avec le temps, poursuit-il, les rumeurs de malversation et de collusion entourant Dessau et l’ancienne administration ont poussé son administration à se «distancer de cette organisation».

Le maire Cantin insiste toutefois pour dire que «jamais la Ville de Blainville et jamais le maire de Blainville n’ont donné la directive de refuser l’accès à Dessau ou à ses filiales, pour le dépôt de propositions ou de soumissions pour des projets d’infrastructures».

Dans les faits, après 2006, quatre autres firmes se sont partagé la presque totalité des contrats en ingénierie à Blainville, soit BPR-Triax, Roche, CIMA+ et Tecsult.

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