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Témoignage de Gilles Cloutier: François Cantin fait le point et nie en bloc

Le maire de Blainville

Témoignage de Gilles Cloutier: François Cantin fait le point et nie en bloc

Profitant du cadre de l’assemblée municipale du 7 mai dernier, le maire de Blainville s’est longuement attardé sur la nature des relations qu’il entretenait (ou pas) avec Gilles Cloutier, témoin-vedette, la semaine dernière, de la Commission Charbonneau.

«Lors de la campagne électorale de 2005, M. Cloutier a insisté pour m’offrir son aide. C’était un Blainvillois de longue date, mais je ne le connaissais pas. Comme chef d’un parti qui existait depuis 1997, j’avais déjà mon équipe. Je n’avais pas besoin de ses services et jamais il n’a organisé quoi que ce soit, ni pour moi, ni pour mon parti», a-t-il martelé.

Dans les mois qui ont suivi sa première élection à titre de maire, en 2005, M. Cantin a raconté comment Gilles Cloutier est un jour débarqué à l’hôtel de ville, en compagnie d’Henri Richard, «une de mes idoles de jeunesse». «Il m’a remis la biographie dédicacée de Jean Béliveau et j’ai ensuite pris une photo avec Henri Richard», admet-il. Une coprésidence d’honneur avec Henri Richard, lors d’un évènement tenu le 9 juin 2006 pour la cause des enfants malade a ensuite suivi. «Après 2006, je n’ai plus eu aucune relation avec Gilles Cloutier et il n’a d’aucune manière été impliqué dans ma campagne électorale de 2009», a-t-il soutenu.

Quant à la prétendue rencontre survenue dans un hôtel de Laval, en 2005, elle aurait bien existé; seulement, elle s’est déroulée, pointe le maire, entre Rosaire Sauriol, Gilles Cloutier et Dominic Cayer, ancien conseiller municipal et organisateur politique du parti de M. Cantin, le Vrai Blainville, en 2005. «MM Sauriol et Cloutier, tous deux de Dessau, voulaient que Dominic Cayer les aide à obtenir plus de contrats à Blainville», a-t-il indiqué. Quand M. Sauriol a allongé 50 000 $ sur la table, M. Cayer aurait semble-t-il eu des doutes et quitté la rencontre. «Ce qui est tout à son honneur», d’ajouter M. Cantin.

Formel, M. Cantin a insisté pour dire qu’en aucun cas, il n’avait reçu de sommes d’argent de qui que ce soit, «ni aucun membre de mon équipe».

Partage des contrats

Quant au partage des contrats prétendument mis en place par Gilles Cloutier, soit entre Dessau et BPR, le maire a une fois de plus balayé les allégations du revers de la main. «Sur le partage des contrats, les faits réels contredisent les affirmations de M. Cloutier. Blainville ne travaille pas avec seulement deux firmes mais avec plus de cinq firmes de génie depuis 2006. Ce rapport le prouve, les cinq principales firmes (car il y en a d’autres) se sont partagé plusieurs mandats: BPR-TRIAX: 5 799 260 $, Dessau: 5 290 331 $, Roche: 4 707 487 $, Cima+: 4 604 582 $ et finalement Tecsult pour 2 297 000 $. Nous pouvons donc conclure qu’aucun système de partage 50%-50% n’a existé à Blainville sous ma gouverne», a-t-il déclaré.

Enfin, M. Cantin a reconnu que deux dons avaient été inscrits dans les livres comptables de son parti lors de la campagne électorale de 2005, le premier, de 1 000 $, au nom de la conjointe de M. Cloutier, et le second, de 400 $ au nom de Gilles Cloutier. «Même si nous n’avons pas la preuve qu’il a utilisé un système de prête-noms à Blainville, en 2005, nous avons pris la décision de remettre cet argent au DGEQ», a-t-il toutefois fait savoir, avant de clore le sujet: «C’est fini le bar ouvert pour les contrats municipaux à Blainville et le bar restera fermé tant et aussi longtemps que les élus du Vrai Blainville seront à l’hôtel de ville

Dominic Cayer

Le président du Groupe Domco et Tapage communication, Dominic Cayer, a aussi réagi au témoignage de M. Cloutier par voie de communiqué publié sur son site Web personnel. En substance, ce dernier se défend d’avoir contribué de quelque façon que ce soit au stratagème de fausse facturation évoqué par M. Cloutier. Il déclare également ne jamais avoir obtenu de mandats de la municipalité de Sainte-Julienne.

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