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Témoignage de Gilles Cloutier à la commission Charbonneau: Blainville éclaboussée de partout

Gilles Cloutier lors de son témoignage à la commission Charbonneau

Témoignage de Gilles Cloutier à la commission Charbonneau: Blainville éclaboussée de partout

Gilles Cloutier, témoin cité à la commission Charbonneau et entendu cette semaine, a tiré dans tous les sens.

Parmi ses cibles, la Ville de Blainville, plus précisément en 1997, alors que l’avocat Michel Déziel, qui s’occupait du financement électoral municipal pour le compte d’Action civique Blainville (PAC), le parti de l’ancien maire Pierre Gingras, lui a demandé de «blanchir» une somme de 30 000 $. «Il m’a demandé si je pouvais, en 1997, changer 30 000 $ en 750 $», a relaté le témoin. Me Déziel lui avait précisé que la somme provenait de la firme de génie-conseil Dessau, une firme très présente à Blainville, à l’époque, a-t-il rapporté.

Michel Déziel a été nommé juge à la Cour supérieure du district de Laval en 2003.

Par ailleurs, M. Cloutier a également raconté comment, en 2006, soit l’année suivant l’élection de François Cantin au poste de maire, après avoir «sorti Dessau de Blainville» au profit de Roche, avec l’aide, notamment de Dominic Cayer, ancien conseiller municipal aujourd’hui devenu président de Tapage Communication, et François Cantin, il a tenté de renverser la vapeur, compte tenu de son changement d’employeur, de Roche à Dessau. «Oui, moi j’avais mis 25 000 $ pour la nouvelle équipe, on a gagné. Puis Dessau a perdu. Puis là, (Rosaire) Sauriol, il m’avait demandé d’essayer de le refaire rentrer à Blainville, parce que c’est une grosse ville en progression», a-t-il relaté. Or, ça ne s’est pas passé comme prévu. «Deux, trois mois avant, je venais de donner 25 000 $ pour Roche pour rentrer dans Blainville pour sortir Dessau, deux mois après, j’avais des offres de mon patron, Rosaire Sauriol, pour aller sortir… Roche.» Sauf que le nouveau maire, François Cantin, et son homme de confiance, Dominic Cayer, ont refusé l’offre, malgré qu’elle soit assortie d’un montant de 50 000 $, gracieuseté de Dessau. Pour Cloutier, la raison est due au fait que «ce monsieur-là (Dominic Cayer), il avait été conseiller municipal pendant deux termes, puis il avait critiqué Dessau pendant huit ans. À l’Assemblée nationale. Il était très bien mal vu de… il était mal placé pour accepter le 50 000 $, puis sortir Roche», a dit M. Cloutier.

Budgets 1 et 2

En plus d’avoir été conseiller municipal sous la bannière du Vrai Blainville, de 2001 à 2005, Dominic Cayer a été intimement lié aux élections de 2005 et 2009 de François Cantin, alors chef du parti Vrai Blainville, sans compter la présence très marquée de sa firme Tapage communication à Blainville, depuis 2005. Toujours selon le témoignage de M. Cloutier, Cayer aurait aussi été impliqué dans un système de fausse facturation, notamment à Saint-Julienne, lors de l’élection de 2005, selon un budget 1 (dépenses officielles) et un budget 2 (dépenses occultes).

Et quant à savoir si Dominic Cayer aidait Gilles Cloutier à avoir accès à certaines municipalités, c’est plutôt l’inverse qui se produisait. «Non, c’est moi qui lui trouvais de l’ouvrage dans les… où que j’étais l’organisateur principal, j’entrais Tapage communication.»

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