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Statut bilingue de Rosemère: déterrer les vieux débats

Alain Marginean déplore la position de défense de Rosemère face au statut bilingue et préconise davantage le rapprochement et l’intégration de tous les citoyens.

Statut bilingue de Rosemère: déterrer les vieux débats

L’approche de la Ville de Rosemère concernant la protection de son statut bilingue, qui serait menacé avec le projet de loi 14, a été fortement déplorée par Alain Marginean, résidant de la municipalité et président de l’exécutif d’Option nationale dans Groulx, la qualifiant d’inconsciente.

En effet, selon M. Marginean, l’heure n’est plus à ce débat entre francophones et anglophones et il désapprouve que l’opinion de la mairesse Madeleine Leduc et de la députée, Hélène Daneault, fasse l’objet d’une résolution sans consultation publique.

«Les conseillers municipaux de Rosemère ont appuyé, le lundi 8 avril dernier, une proposition qui n’a pas été présentée comme telle aux citoyens. Si nous connaissions la position personnelle de madame la mairesse, il en va autrement d’une résolution d’un conseil de ville», a-t-il expliqué lors d’un point de presse.

Craignant la renaissance du débat et l’engagement de sommes afin de défendre le statut bilingue de Rosemère, Alain Marginean se dit consterné, trouvant que la légitimité que la Ville s’est donnée en adoptant la résolution est questionnable.

«Élue pour une fin de mandat, la mairesse de Rosemère fait preuve d’une insouciance grave quand elle minimise la problématique linguistique qu’elle justifie par des déclarations aux médias qui ne peuvent qu’envenimer la situation. Dans ce contexte délicat, elle devrait faire preuve de plus de retenue et de sagesse», a-t-il affirmé.

Dans un article publié le 12 février dernier par Radio-Canada Rive Nord, la mairesse affirmait qu’il n’y aurait jamais eu de problèmes avec la reconnaissance du statut de ville bilingue. C’est une insulte, selon M. Marginean, si l’on revient en arrière pour se souvenir des troubles qu’a connus Rosemère, depuis 1982, concernant ce statut bilingue, et particulièrement des sommes engagées à cette époque.

Rappelons qu’en 1988, l’Office de la langue française avait voté une résolution pour mettre fin au statut bilingue de la Ville, étant donné que 24,1 % de la population en 1986 était anglophone. Cette demande avait été soutenue par le Regroupement pour la révision du statut linguistique de Rosemère.

En 1992, la ville de Rosemère décidait de tenir un référendum qui, aux dires de Regroupement, n’était pas légitime : «Bien que le conseil municipal reconnaisse que la population de Rosemère représente une vaste majorité de francophones, il procèdera à la tenue d’une consultation populaire, faisant croire aux citoyens qu’ils ont le choix d’accepter ou de refuser l’application d’une loi», peut-on lire dans un communiqué de presse du 10 mars 1992.

Pour Alain Marginean, il serait plus que temps de laisser tomber «ces vieilles chicanes archaïques qui ne peuvent mener qu’aux conflits», s’exprime-t-il, et de se concentrer sur le rapprochement des communautés, considérant que les anglophones représentent environ 13 % des citoyens et que les allophones, en croissance, occupent désormais 9 %.

«Il faut cesser d’encourager toute activité improductive qui ne peut qu’envenimer la qualité du rapport entre les citoyens. Nous devons plutôt investir dans le rapprochement et la tolérance tout en cessant l’utilisation de fonds publics pour défendre en catimini des positions qui ne peuvent qu’être conflictuelles», insiste-t-il.

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