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Solidarité régionale pour l’aménagement de voies réservées au centre de la 15

L’autoroute 15 représente la traversée vers l’île de Montréal la plus achalandée avec un débit de 180 000 véhicules par jour alors qu’on estime que le développement de la couronne nord pourrait générer sous peu 1000 véhicules de plus à l’heure.

Solidarité régionale pour l’aménagement de voies réservées au centre de la 15

Le Conseil intermunicipal de transport des Laurentides (CITL) a lancé, mardi, une vaste campagne de mobilisation de l’opinion publique afin que soit aménagée des voies réservées au transport en commun au centre de l’autoroute 15, entre la station de métro Montmorency à Laval et l’autoroute 50 à Mirabel.

Sous le thème «Ma voix pour la voie», le CITL entend faire la promotion active de ce projet auprès des usagers, mais également du Ministère des Transports du Québec (MTQ) et de l’Association métropolitaine de transport (AMT) jusqu’à ce qu’il obtienne une réponse favorable.

Une foule d’éléments plaide en faveur d’une action immédiate selon le président du CITL et maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, dont la croissance géographique que connaît la région, un parc automobile en hausse constante et des heures de pointe s’étirant jusqu’à quatre heures matin et soir.

«Les voies réservées constituent une solution à l’efficacité éprouvée, en plus d’être les moins coûteuses de toutes les infrastructures dédiées au transport en commun et les plus faciles à mettre en place. On s’explique très mal l’inaction des autorités dans ce dossier», a mentionné M. Charron, précisant qu’il ne serait même pas nécessaire de retrancher une voie actuelle de circulation pour que le projet soit viable.

«Les citoyens de la couronne Nord voient l’heure de pointe s’étirer de 5 heures le matin bien souvent jusqu’à 10 heures, a renchéri Paul Larocque, maire de Bois-des-Filion et préfet de la MRC Thérèse-De Blainville. Un autobus dans le trafic, ce n’est pas vendeur. C’est donc un drôle de message qu’on envoie aux gens qui souhaitent prendre le transport en commun. Il n’y a pas un seul kilomètre de nouvelles voies qui ont été faites par le gouvernement du Québec en 40 ans», a-t-il déploré, rappelant que l’autoroute 15 est l’une des plus achalandées du Québec avec les quelque 180 000 véhicules qui l’empruntent chaque jour.

Des statistiques éloquentes

Selon la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, d’autres constats justifient l’aménagement de voies réservées sur l’autoroute des Laurentides, dont la forte demande en transport en commun dans l’axe Saint-Jérôme – métro Montmorency qui nécessite à elle seule 183 départs quotidiens, soit 37,3 % de l’achalandage de tout le réseau du CITL.

«Les autobus sont bondés et la congestion est telle que les usagers voyagent debout sur des trajets s’étirant jusqu’à 55 minutes, là où la durée normale du trajet devrait être d’au plus 17 minutes», a indiqué Mme Surprenant.

Affichage massif

«L’importance de ces enjeux est telle, de compléter Marlene Cordato, mairesse de Boisbriand, que le CITL entend déployer une panoplie de moyens au cours des prochains mois afin de convaincre les instances décisionnelles que le temps est venu, après dix années de représentations, de passer de la parole aux actes.»

La population des Basses-Laurentides ne sera donc pas surprise de voir les autobus, les panneaux autoroutiers, les journaux régionaux et les médias sociaux être inondés de publicités dans les prochains mois. On leur demande d’ailleurs dès maintenant de visiter le [www.mavoixpourlavoie.com] pour y signer la pétition.

«La congestion sur l’A-15, a conclu Madeleine Leduc, mairesse de Rosemère, entraîne des coûts socio-économiques qui se chiffrent en terme de milliards de dollars en plus d’affecter sérieusement la qualité de vie des citoyens.»

Mme Leduc a en outre rappelé que cette situation ne pouvait que s’aggraver puisque dans la période comprise entre 2006 et 2031, la région des Laurentides aura connu une croissance de 34 % de sa population.

Soulignons que cette sortie du CITL et des élus municipaux des Basses-Laurentides survient alors que l’AMT s’apprête à adopter son plan triennal d’immobilisation 2015-2017 et que ses dirigeants aient annoncé vouloir réaliser une autre étude de faisabilité sur la question. Le coût de concrétisation du projet est par ailleurs estimé à 100 M $.

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