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Serge Ménard quittera la politique au terme de son mandat

(Photo Michel Chartrand) Serge Ménard

Serge Ménard quittera la politique au terme de son mandat

Député dans Marc-Aurèle-Fortin

Le nom de celle qui lui succédera, en l’occurrence Marie-France Charbonneau, est sorti avant même qu’on ne sache qu’il se retirait. Il s’agit bien sûr de Serge Ménard, député bloquiste de Marc-Aurèle-Fortin depuis 2004.

«J’aurai 70 ans à l’automne. Je suis en pleine forme, autant physiquement que mentalement. Je crois que c’est le temps de me retirer et d’en profiter», nous indiquait-il lors d’un entretien téléphonique, jeudi dernier.

Avocat-criminaliste de formation, M. Ménard a été élu pour la première fois à titre de député du Parti québécois dans Laval-des-Rapides, en 1993. Il a, par la suite, cumulé divers postes de ministre, notamment celui de la Sécurité publique, des Transports, de la Justice, en plus d’avoir été désigné Procureur général du Québec, de 1997 à 1998.

Tout au long de ses années en politique, fait notoire, M. Ménard aura fait de la lutte à la criminalité son cheval de bataille. C’est lui, notamment qui est à l’origine de l’escouade Carcajou qui a mené, au printemps 2001, à l’arrestation de près d’une centaine de criminels.

Dix ans plus tard, cette même lutte à la criminalité, à laquelle s’est ajoutée la lutte juridique, fait toujours partie de ses préoccupations.

«C’est extrêmement frustrant d’avoir un parti au pouvoir à Ottawa qui ne participe pas à cette lutte, mais qui a plutôt opté pour l’attitude Tough on crime, comme aux États-Unis», relate-t-il. Or, les États-Unis sont de loin, le pays qui possède le plus haut taux d’incarcération au monde, soit 735 détenus par 100 000 habitants. Au Canada, il est présentement de 108. «Pourtant, ça ne fait pas des États-Unis un pays plus sécuritaire pour autant», pointe-t-il.

Unité anticorruption

Récemment, le nom de M. Ménard s’est retrouvé dans l’actualité alors que la rumeur le pressentait à la tête de la nouvelle unité anticorruption du gouvernement Charest. «C’est vrai que j’ai été approché, notamment par d’anciens policiers. C’est vrai aussi que j’avais toutes les compétences pour assurer ce poste», débute-t-il. Mais là ce sont arrêtés les pourparlers. «Ça aurait été extraordinaire», admet-il.

Finalement, c’est Robert Lafrenière, sous-ministre associé à la Direction générale des affaires policières, de la prévention et des services de sécurité du ministère de la Sécurité publique, qui a été confirmé au poste de commissaire à la lutte contre la corruption.

Bien qu’il semble résolu et même serein dans sa décision de prendre sa retraite, M. Ménard ne ferme pas la porte complètement. «On verra bien. Si dans un an ou deux, par exemple, je m’ennuie, alors je reviendrai», laisse-t-il tomber. À Québec ou à Ottawa? «À Québec, bien sûr, parce que c’est là que tout se joue», termine-t-il.

Dans l’immédiat, M. Ménard demeurera en poste jusqu’aux prochaines élections, en théorie en octobre 2012. Notez que l’assemblée d’investiture dans Marc-Aurèle-Fortin est prévue le dimanche 27 mars, au Chalet des citoyens, à Bois-des-Filion.

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